lllSTOlnE ~or.L\LlSTE 51 le, pdsons. C'est drvenu 1111 rcp· ire d'arislocrales el de prNres; ib annonrr•nt. le, mi,éral,les, la chute prochaine de la patrie. On le, a vus qui se faisair,r,t des signes mislérit•u, et depuis la pri,c de Lonin,y il, rayonnent. El •lire qu'ils ont élé épargnés do parti pris, qu'on nous a\'ail prumis venlicance et que les tratlrcs , ivPul encore! \lt.'mc IPs officier~ ~nb,e:-., qui ont a~-:a'-'-Înû nos frères au Uh Août, rc,pircnl, el demain ib p,,urront ,e rrmcltrn à la lt':le tics con,piraleurs ! Q11and tou,, élat-major de la garrle nationale, ma~sacrcurs suh"iC::.i,noüle,:,, insolenl~, prêtre~ rôl'ratlaires, auront forcé lt•:; portes d,•s prison; el proclam,\ la contre-révolution dans la cité ,ide de palrioles, nous serons pris entre l'ennemi du dehors et l'ennemi du dPtlan,. QuP 1,en,eronl le, armées patriotes quantl elles sauront qu'au foyer mt'•me de la Hi'\olulion la trnhbon est triomphante? :-ion, non! il faut e,ûculf'r 1,-, trailrr,; pui,que la justice de;; tribunaux a étt1 si mi,crablemcnl lente cl timide, c·e,l a la jn;licc du peuple à sauver la libcrll•. Quoi! il y a peu de jours, nou, célébrions une cérémonie funèbre rn 1'11onneur des victimes du Di, ,l.oùt; mais que leur importent ces ,•aines d,-monslralions de deuil et ce;; simulacres d'une douleur impie'? Il fallait les venger; et nous avons au contraire n'1Hlu leur mort inutile par notre làchc complaisance pour 1,•sig<,rl(curs qui ,apprôtc11l à recommencer. Allons au, pri:;on,, cl que les traitre, pêri:o-~Ptll. » Ainsi <les groupes exaltés se rendent dans l'après-midi el la soirée du 2 septembre aux pri,ons oü les contre-r,holulionnaire, étaient détenus : à Ll.bhayc, il la Conciergerie. Ils se font apporter les rl'gistres cl'écrou, et tous le, prisonniers qui avaient pris part au Dix ,l.oùt ou qui a1aient trempé dans les complots ,le la Cour sont jugés séance tenante; puis, un mol sinistre c,t prononcé: •Elargissez-le.» El le prisonnier,sur la ;,orle de la prbon, est attendu par les piques vengeresses; il tombe sous les coups du peuple affolé. Toute la soirée, toute la nuit, ce fut une boucherie; et parfois, comme la rage du • meurtre se mêle à la rage de lurnre, les corps des victimes subissent d'obscènes profanations. Ainsi sur le cadavre de ~tm• de Lamballe d'ignobles passions s·assou\irent. Les meurtriers promenèrenlla lèlc au bout d'une pique et tentèrent d'approcher du Temple pour montrer à la famille royale ce cruel trophée. 'l'oule la matinée du 3, jusqu'à deux heures de l'après-midi, les massacre,; continuèrent. Maisitquoi bon tracer en minutieux détails cc tableau lugulJre? A quoi bon aus~i philosopher longuement sur ces tristes choses? Le droit de la Ré1olution n'en esl pas diminué d'une parcelle. Car l'immense chani:emcnt social qui s·accompli:;sait ne peut être jug6 sur une brève exaltation de fureur. liais je n'aime pas non plus les vagues et lâches apologies. li e,t certain que ce massacro de prisonniers désarmés, s'il s'explique par le, rumeurs sinistres qui alîolaienl les esprits, suppose un obscurcis,eruent <lela raison et de l'h umanilé.
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