Jean Jaurès - La Convention I

Hl$TOil"IE snCT.\LISTE -------- jnsll' pour se, contemporains Pl puur la France rêvolulionnaire. Il ne voyait pas a»t>l, il ne <lisait pa, assez rombi~n l'clfort mème anarchique et convu l• sif du pré-ent contribuait à préparer la paix future, l'ordre de liberté, de· dé· mocratir et <le j11,lice attendu par les hommes. Mais quellP pé nétrath,n el quelle i,rofn11<1e11r<lu regard! Oui, comme il l'annonçait, il a fal lu ;iu moins un ,i,'rle puur que le gou,·ernemenl certain, régulier et légal de la !lémo• rralie fùl a-sure en France el dans une grande pirlie de l'Europe. fJui, romme il l'annonçait dès le début dt> l'année 1ï93 a\'ec une précision tJUi (•j1ouva11te.l t République françai-c sera emportée en qurlques années, on peul dire. du point de vue de l'histoire, en quelques jour;; el la figure du ,oldal brutal qui se ser\'ira de l,1 llévolulion pour s'emparer de la France el ù'11ne partie de rEuro1ie se dr~,sr dans la rrophélie de Schiller an seuil déjà IJoule,eroé de, liberté~ nouwlles. Ah! comme on se prcnrt à délester, qu~nd on en constate l'impression funeste en de nobles et libres esprits comme Schiller, les inutile, satn•ageries qui enrnnglanlèrent quelques journées rie 1, Révolution, el lrs rivalités mi• sérables des amours-propres el des ambitions! Comme on mernre le mal qu'elle, ont fait à la Rél'olution en lui aliénant au dehors tanl d e fières cons• ciences et en l'o!Jlige 1111, par un cercle de fatalit~, à redoubler de violence épuisante pour conjurer précisément les périls e,térieurs que l es premières violenrrs ont ou excités ou aggravés! Oui, que ~laral comparaisse a,·er l'odieux el niais numéro du 19 ao0L où il montrait aux ma•sacreurs le chemin de l'Abhaye; qu'il sort e de sa cave obscure, el qu'il regarde le monde; qu'il regarde l'Europe. JI ve rra combien, par la politique de meurtre, que 10.chemenl d'ailleurs il d(,,avo ua quelques semaine, après, il a fourni d'armes terribles à la contre-révolution, mais surtout de quel fardeau il a accablé les esprits dont les sympathie s premières allaient à la liberté. El que Roland aussi sorte du hureau où il confectionne ses lour des diatribes. Qu'il regarde, lui aus,i; quïl mesure le mal qui a été fai t au loin par les dh·isions insensées dont il fut l'artisan austère. El nous, socialiste,; du ,·inglième siècle, qui nous passionnons el nous attristons à l'effort héroïque el a"eugle, sublime el incertain, puissant el contrarié que nt il y a cen l vingt ans la libe, lé, ayons ce haut souci dïnces• sanle et large éduralio n, que le grand poète allemand, affligé ma is non aballu par la failli le pré, ue des libertés françaises, recommandait à l'avenir comme Je devoir essentiel. Que ,le cene,1ux de •révolutionnaires• sonl encore des caves obscures, el que de cerveaux • d'homme, d'État • sonl encore de pauHes a ntichambres d'intrigue et d'ambition! Faisons entrer la lumière dans le so uterrain bai• neux de Marat, dans le terne el pétlantesque salon de Roland. Chercher en Loule question toute la vérité el la dire toute, étud ier dans

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