IIISTOtng SOCI.\LISTI\ marquis de Posa qui, clnn" le dan Carlus ùc 1i8i, prôchc la tolèran,·r H JJl'Oclamc la sounrainetô de, pcup!P-, ne compte pourtant pour émancip, .. lb hommes, que sur • un lils d<' roi su,cilé JIRr la Providem·c cl enflammé d'trn noble er\Lho11,ia,1w'•· Ainsi cc 11'csl pas a11, énl'rgie:; ùirccles d'un peuple éclairé el fier que Schilll'r conflc l a,eni .. U il allend J't:·rnancipalion du monde bcauroup moins d'un acte de 1·olonl6 de, cia~ses ns,ervi,•s, q11e,1'111,c sorte de ùoure cl universelle floraison de boulé. É1·oule1.la belle ch~11-on à laquellt• !Jicnlôt les Allrmand.; rérnlutionnaircs emp1unleronl <on large et mi:stiq11c refrain, et dont ils feront un lly111111•à /11 libf'l·ti: ,.·,,,l t111 lly11111~ ù la joie.<> Joie, belle étincelle dhine, fille de l'lsl)-fe, nous ap:,rochon, de ton sanctuaire, ô dées,e, le cœur ardent. Tes enrhantrmrnt, lil·nl de nou1e.u1 C·' que la mo<lca séparé: el tous les hommes cJ,.yirnnent frère:-, 1,artoul où s'allarJc la clouc~ur de ton ailr. Enlat·et•vou!, million~ d'hommt:s : C'est le bai'lrr universel. Par delà les célestes dômes !lai sans doute un cteur patern•I. • Que tous ceu, Il qui est échuf celle ftrrt1J1lefortune d'avoir ,raimenl un ami, que tous ceu\ qui onl ga,mé le cœur de la femme aimée m,'lenl Ien1s cri· cl'allégres,,e. Que Lou~lt>svi1ants de la terre fêlent la divine,) mpalhic ; c'e,l elle qui le~ concluil ju,qu·au, étoiles où trône le dieu in,·onnu. Tllus les êtres boiveul la joie ,tU\ nianH'lles de la nature, Lou,, les 1,on; 1•t J,,s mau,ais ... La joie est le puissant re,sorl dans la nature éternelle. c·r,t h joie, la joie diYinc qui tait aller le~ roues dans la srandc horloge du monde. c·est elle qui fait éclore les fleur-; <les germes et les étoiles tlu firmnrnenl. C'est elle qui ro,,ul les sphères dans le, profondeurs où lt• l lrscopc n'alleinl pa~... Que tous soient déli~rés des chaines tlt! la L)rannie cl que l,•sméchants molme:;aient de la Joie. Que l'espérance ,isilc le lit des moura11l,, et que Je haut tribunal fasse grâce. Les morts au~,i doilcnl l'ivre. Frère-, bUl'CZcl chantez en rhœur : tous les péchés seront remis, d il n'y aura plus d'enfer, Que l'heure du dépa1t soit sc1·eine, el que le sommeil soit dou\ dans Je linceul. Frèr~•. qu'une d0U\'P parole lomlle de la bouche du Juge des morts. » c·csl vraiment une large el puissante palpitation: le cœur même de la nature e,t ému el se rnulève en un vague espoir infini. Par la douce ,ym- ])Qlhie univer,elle el ,l'univer:;el pardon tomberont toutes les chaines: les ch,1lneg ùu despotisme, les chaine, du péché, les chaine, de la mort. Mais comme celle vaste el vague libération des êtres el des mondes sollicite lll'll l'elforl immédiat el la vigueur précise de l'action révolulionnahe 1 Ainsi, quand éclatent à l'horizon de l'Allemagne les premières lueur, tle la Révolution française, l'esprit allemand est soulcYé par une grande force de pensée et par de hautes aspirations. Mai; il n'y a pas de puissance organi:;ée
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