11!STOi il E !-Or. 1.\ 1.ISTli ,!l·oil ,o.-i,.J. 1;, salit<' dm li,•nne 111'pl·ut ]la, plus lem eonrfrrr un,• part de drnil tian, la c:r,11ul,•,otiét,· territoriale q11·..i1,,ne leur conr,'re, par o•\empl,•, u•w 1 :nt dt...drûit d:111..;um• ('0111{1al,!'nic dr IlU\i.tmtion nr::n.11i,.(,1' par nrlio11~. ~i dosh.':\1 ,•r r:.:,!!'èrcà ~rs )1•ct,·11r~lïd ·r de lran,fnrrn,,r lt• lien du .,,rrnl!e ,·11 un ,·..nlial tle n11,laya((r, ce n'est pas que l'hum,ulito'• soit onlra((ée par la 111i,e en 1·-cla,a.:c drs famill<', pa)s'lnne,. Ce--t parc<' qu'avrc la cn111i.Jical on rrùis,antr 11,,,r.,ppnrl, sociau, il e,t de l'inléri•t même clc, 1,ropriét1ir,', ,ra1Trnnd1ir Jr, serfs. lb en sont, en <'lfoll.pl,•ine111,•ntrc•ponsahles. <'l j .,t,!'µ-ation d'intcncnir clan, Loule, IPtHS;1lfairf's rlans leur,; procès, 1lifficull ., c·l d,•1111 1 ,·•. e,l tr,'s lourclr. De 1,lu•, pour p,•rfeclionner la cnllnrc. il faut foile de, a1anre., à la terre. Si Ir, ,rr:s qni rullinnl le domaine 11·,,mprun1,, 11 t pa-, il, n<' reronl I as l1111jour, les aYn11c,•-,uffi,anl<'s. S'ils empr:rntcnt, bien ,1,,, con!lil, sur:,;is•cnl 1.•11lrele droit !111Jll•·t,•ur qui 1c•11lpren,lre !!age ,ur le pi•f'lllr hcnt11,,1 <lu serf, cl le droit rl11 si•ig-neur el maitre nn')ucl ce 1 ,-cule, (1 la mort du ,,,rr, ,loil fair,• retour. li c,l tlonc 1u'11l-,'lr1•utile d't•manciper lrs pay,ans du ,rn.i;re. el )lw,rr indique dan5 le d1'•lail les prfraulinns inlit.ie-. I,,s rlauses 11dnuticu•1·s r•l rapar's p-1rle,qurllc, le propri1·l-1ire <a,- surera, clu,cri' cle, èllU métayer, df'~ reclc1a11rrs r.u moin, équivalentes à c\'llcs ùu ~ervac:<'. P,Hfuis, on sent riue J"émolion humaine rlr )lœser va au clclit cle ,es conl'lusion, c,plicites. Il n·o~c pas toujours formuler loulr ,a pen,tle, mai, il 1,·nle (!\•mouvoir un peu la runscÎl'nce d,•s propriétaires we.,lphalirn,; par le taloleau des ,oufîranccs des serfs, de leur lamentable ronctilion. Eli,• ,·a s'a!!- giavant par lïn<lélPr111inatiun crois-ant,· de leurs chaq;es. JI fut 1111lrmps oi1 leurs ob!i!{,tlions élaienl in•cril<', sur une table de pierre, placée à l'égli,e t1e1rii•r1'l'autel. ~iainlenanl ,.·,·:-l la couluuw, inrléfiniment extensible. qui ro"•~leces ohli!!alion,. El le, paysans lrrmhlenl lonjour- que la moindre COii· c1•,,ion ou la moin,lr,' i111prurlence de leur parl ne ,oit ,aisie comme un pr,.ci•drnt par la coutume :-eigneuriale, toujonr, au~ aguets. Comnw un jour !1·fils du <Pi~nrur dcman,!ail un liaiser à une j,•unc 1rnysannc charmante, ~\'elle cl gaie, l'l comme la jeune fille y semhlait condescendre : • :'le foi.; pas rda, ,·cr, ia ,0111lain la mère : on rn fr mit w11• redr-rance ", el la communauté ile, falllilles de serfs du domaine, convoqué~ en délihfralion spéciale, <ll•,•iclaque la jeune fillr n'accorderait le hai•er que ~i la table de pierre était 1ctal,Iic et faisait S<'ul,•foi pour les obligations deg ,erfs. C'i-lail cr:1illenr, une crup111r1·<le, pa)',ans q111'quiconque étendait, par nne concession IIOUYl'lle,les droit, rlu seigneur, appelait sur sa dPmeure la hantÎ>l' dPs r,·,en,1nb el J"importunilé des fantôme,. • Superstition 111,ureuse, <lit :\l,l',,cr. N qui a plus fait que bien des lois pour protéger un peu les paysans contre 1..ur proprr faihles,e. » ~lab comme ils se d1:hallaie11l ~1:nihlemrnl! Ils a,·aicnl à lutter parfois contre Jeurs proches ruème~, complices de l'oppression ~eigneuriale. Tout
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