Jean Jaurès - La Convention I

l:llSTOlllE SOCI.\LlSTE ~ous le regard plus proche de son gou,ernemenl. Cr projfl, di:me d'un grand chef politique, Cl q11ipruu,r i, lui seul combien rcmp(•reur pénétrait prnl'ondêmenl rc::-st•ncc mi'·me des chose,, cl comme il savait toucher au point , if, aurait peut-èlrc réussi si !'ein1 ereur n'anil pas eu ,, cœur, en mt'mr lemp,, de dbsiper pa1· de ,igourcux rayons de lumii·re les ténèbres dunl le clergé des Pays-Bils s'ell\eloppail syslémaliqurmenl cl tout le reste a1ec lui. ~lalheurn1semenl, ce, traits de lumière n'Naienl que d, s éclairs dont la darlé clé!Jile ne ,c•nait qu'à rendre plus -,·n,ililt• !"horreur cle la nuit. l.r gronc! JJ/'Îluipr, que /()11/t'ir11t lenlemenl et peu à peu, que Car1fr11,· d'1111 fu, dfro,·,111/ rsl rai11e, el que seule la douce cl,ali-11r du soleil r,t bin1fllisa1tlr, dù.,ipr frs 11uarr1s f'I ass111·lea br/Ir crui,wwce drs ètres org1111irp11•,, s('J11b/1•ai-où- ('f,; ét,·angr,· â l'esprit dr. Josr1d1Il, et cr 11U11UJU,·uCilw tou.1 fr., 9mmt., de.1sei11rsoyalnnPJ1I conçus. » Ain,i, au moment mème où de J'anle11le terre de France tous Je, 1,,·1·111e:; !'l'lllblaienl subitement ,·duce, le, tcnL1tives malheureu,es de Jo,e1,h ll pè;cnl comme u111o' mhre ,ur l, p1 1nsée ùe J',\llemag11e.. \llcnrlon,, -ou, la ,ucces,ion lenle de, lièdr, ,oleil:;, lïncerlaine maturation des ~emcncc, cachées. • Du mon,ent oi1 r,•1npercur tourlu au~ pridlège, du cler;,é dan, les Pays-Ba,, du moment où il , ou lut clt-barra:;,er renseignement lhéol0giqu,· de ses cra,,rs lt•s plus gro,,ièrc:; cl dt· l'aigre lernin bollandble, sa perle el c,•,le de toute son œuue ful jur(·e. En un temps où Ioule l'Europe cathuliqu,', ,aus en excepter Home même, arnil honte des superstitions qui déshouora;cnl la sainteté de la rclipfo11 rl qui ne pouvaient durer qu·aulanl qu·o11 prélenrlail gou,erner par la force du mensonge, à la fin du xvnc ,ièclc, le clergé belgP- o:;a défrnd1e les plus grossières idées d'infaillihilitè hiérarchique et, à la face des contemporains éclairés, prêcher la bienheureuse i;.norance cl l'obéissance a1cuglr. ,, Par une ruse diabolique, le clergé tourna la liùerlé contre la liberlé, la lumière contre la lumière. li allu,a ùe ce que Joseph Il tendait à imJ>oscr le progrès même par la. force, !JOUrsoulever le peuple au nom ùu clroil hurnain. proclamé par la raison du xv111$• iècle. • Sachant que son action a,ail éleinl la rai,oo dans le:; e:;1irilsou tout à fail ou à moitié, el qu'il pournil compter sur le dérouemer.l de la da:;se la plus nombreuse du peuple, des hoinmes du commun, le clergé o,a fai:e appel au\ droits impre:;criplibles. Il tùurna perfülcmcnl les armes de la raison contre la rai:;on même ... Le principe de Joseph JI, qui se croyait obligé d'appliquer sa \érilé au bonheur des peuples, même par la force, le cooduisit à un despotisme que notre époque ne peul plus souffrir; le clergé llelge le savait el il éleva audacieusement la voh. » Douloureuse allernalile : ou atlcndre le wou1emenl spontané d'un peuple croupissant, dont l'é,Jucalion cléricale a assoupi toutes les forces

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