111,-'1'011\E ~OCJALISTI> pas lurd Cliv,,, « c·e,t un ron,eiller de llamlrnurg qui donnerait des cmlr·cs ,lll\ bord, dn ,;an!(e ». ,\lais le, t•:mp,·r,·11rs,avruglcs ou débiles ou 111édionc111enl all,•111,11Hsl,e, ,ont lai,,/• don1eslique1· par les pl'inces; ils se sont faits J.•ur, ,,•rvil,•urs cl lenrs complice, et ils ont éteint ce grand esprit de " la nation, c111,irrait maintrnanL le mallre des d,.u, Indes et qui aurait élevé r1.mp,•r1•u1a· llemand it la monarchie 11nher,e11,, ! » Qul'i rêYC prodigieux dl' clo111inalionel d'org-ucil dans celle Allemagne 111orcl'iéc,impui,snnte l'l abaissée I El comme on voit bien la double imprut1,,11ce,la ùonblc erreur dc•s révolulionnaires rrançais ! D'une part, ils u·ont pa,- pri, garde il celle 1lébilité t'•conomiq11eel sociale de la classe bourgeois,· allemand,• ,1ui n'ndail J>rPsquc' impos,ibl,• une révolution allemandr secondant 1,1Hholulion de France. El d'autre part, ils n'ont pas assez compté avec les terribles ,11,-crplihilili•s nationales d'11n pruple tl'autanl plus firr el omlm1i:euxqu'il re,;,entail clonloureusemcnl la contracliclion de sa forre interne l't de ,a clrsti11ée! C'esl llobespit't'l'C, r11 ce point, qui avait vu ju,tr. Qurl clécli11économique dans celle bonrgeoisie des grandes cités marchandes, si audacie11:srsan xn• ~ièclr el si orµ:ueilleuses, au moins de quelque,-unc>s d'entre ellr,! J,' traduis du ,ulislanliel ouvrage de ~r. Biedermann sur l'J lle11wg11aeu nm• .,iidr la rnpidr e,quisse rie celte décadence. " Les villes de la Haule Allemagne, si rid1cs autrdois el si pui~santes, Augsbourg, :"iurcrnberg, Ulm, Rrgensbourg, n'étaient gnèrc plus qu'une ombre de leur ancienne $plcndrur. La fièrr Augsbourg, la villr des Fugger, ces marchands princiers, dont Charles-(}uinl disail orgueillensrmenl qu'ils pourraient acheter c•npur a_rgenLloul le lré,or royal de Paris, conservait péniblement un reslc dr son anrien commerce si, asle; elle t'lailencore un centre d'échanges, mais seulement rntrc I'.\ ulriche, la Suisse, la Souabe et le nord de l'llalie; elle ne développait plus la vasle sphère commercialr oü se rencontraient les marchandisrs de l'ûrient, des Flandres, de l'Angleterre cl de la Scandinavie. Son négoce ,·ers le Swl-E,;l élail contrarié par les mesures prohibitives de l'Autriche, celui vers le Xord-Oue,L par celles de la Hollande. Son arl, jadis l'orgueil de l'Allemagne, somhraildè 1ilus en plus else rapelissait en un mince commerce de staluelles coloriées et d'amulettes. Ses orfèvres el ses joailliers qui avaient travaillé au xvn• ,ièrle pour Ir c1.arde Russie el le roi de France, élaicnl lombés comme les trn,ailleurs sur boi, dans le plus mauvais goùt, et il:; étaient de beaucoup rlépa~s(•spar l'arl français. Le li~sage d'Augsbourg, si florh,anl naguère, arnit élé comme anéanli par la guerre de '!'renie ans. De ,i~ mille li, 0 erands il n'en rr,lail que cinq cent~. « Pour Xuremberg au,:;i, les lempsbrillanb dela richesse el de l'arL univer,ellemenl glorieu~, du bien-être libéral et distingué ôtaient passés; ces temps oü l'rnvo}édu papeOEnca:; Syilius écrivait:« Les rois d'Bcosscseraienl • bil'n hc111cuxd'a,oir des demeure, comme ces moyens Lourgeois de Nurem- " br·rg... ,, :\lainten~nl, stagnation, ùécadence; c'est il peine ,i la ville relemlit
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==