Jean Jaurès - La Convention I

111S'l'O IRE SOCIALIST i;: 445 -------------- où se réunissaient les représentants de5 princes et des villes, n'avait qu'u11 semblant de vie. On n'y discutait m~mc pins: les prince, ne prenaient plus la prine ct·y venir en pet·,onne: ils~ faisaient connailn· leur volonté par de, mémoires que lisaient leurs secrétaires et, naturrllcment, de cet échange protocolaire de pensées diverses el confuses qui se refusaient à toute délibération cl à toutr adnplation, aucun mouvement ne pouvait naitre. Les Allemands cherchaient à se consoler de leur impuissancr à se créer une vie nationale en se disant que par là ils vimienl plus librement d'une vie J .-J. Rou;;rn,H:a,dolescenl. (l)'3lJrt·, un tablrau du mu,ée dt'~ Char11l«1lt<"'il,) humaine. Gœthe, en deu~ vers qui constataient celle radicale incapacité, disait aux Allemands : • C'est en vain que vous espérez, vous, Allemands, former une nation. Mais c'est une raison de plus pour vous de devenir des hommes libres: et cela, vous le pouvez. • Illusion puérile el mensonge des mots! Car comment séparer l'homme du citoyen, du producteur? Comment l'homme peut-il être libre, si le citoyen est opprimé, si le producteur est chargé d'entraves? Pour libérer « l'homme •• il [allait à l'Allemagne comme à la France une révolution; or cette révolulion n"élail possible que par un mouvement concerté el vaste, el ce mouvement même supposait une vie nationale puissante et une. LI\·, 22L - HISTOIRE SOCIALISTf, - LA CO:i\F.'iTJO~ :\ATIO~\U LIV. 221. /

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