lllSTOIHF. SOC:TALISTE \ Pari,. qui apr(•s l,1cummoti,m du Di, Auùt cl les srnglanlcs épreuves de sepleml,re ne d,•m,uHlail que l'oubli cl la concorde, ib avaient déclaré la guerre. Tou, ces ré,olulionnaires hardis qui avaient joué leur lêlc au Dix Aoiil cl qui, a.1ant abattu la royauté, se croyaient hors dP peine, s·étaient demanrh• un moment si la (;ironclc n'allait pas les frapper. Quoi! f:chapper au glai11•du roi pour lombt·1· s•JuS le couteau de la Révolution! li y avait eu en e1" une tert'ible ri,vollc; cl la liirundr les avail obligés à se dire que s'ils ne tuaient pa~, ils périraient. A force d'ailleurs d'annoncer des insurrections imaginaires rl de prélenclus con,plols dont elle avail besoin pour sa politique de répression et de terrem, la Gironde suggérait au peuple dè,; la fin d!' J7!l2 quïl faudrait en Dnir par un<' in,urreetion. El dès le début de janvier le l'i•rf /Ju1/,P.,11P MclarP « qu·une 1·évolulion nouvelle se mitonne ». La Gironde est perdue d'avance: elle a ruiné comme à plaisir les points d'appui su,· le,qucls clic 1rposait cl"ahonl. Elle a alkné ou découragu les sympathies. Elle a tourné contre elle les conscie11ces 5obres rt droites qui n'avaient ni prérc11Lio11nsi haines. Le travail qui se fait alor:<, jour pa1'jour, dans un esprit comme celui de Lebas ,,,t biP11caracléri,tiqur; c'est !,• mème qu ·en l'esprit de Couthon. El e11co1el't\mi>de Lrhas était plus 11eu,c. plu, nette d"abord de toute impression dt' parti, plus ouYertc i1 la confiance. J'ai ù(•jit noté sa surprise de ne vas trou- ' ,·r Pal'is il son arrivt'·c, an,~i agité que les journaux rl placard, de la Gironde l'avait•11t di-peint; et ,an, ùoute CPllP première expérience du mensonge girondin fut pour lui un avertbseme11l. ~lais il ne s·y arrête pas. Même après les pre111ière:<séa11rcs si pi!nthles 011B111.ostonne un tocsin de guerre civile, il ne prend pas parli; il '" refu~e il croire à un 1H,chiremcnt définitif. JI écrit it ,on µi're Ir :.!!l scptcm hrr : " La Conv,•11Lio1,a1 a.-,P; bù·,1. Lrs nuuvcllcs des arlllèe,; sont satisfaiea11tc, et to11tsemble nous promellre I,• succès de la bonne cause. • Le :i octobre, c'rst encore la co11fiancequi domine, et dans la joie des victoires de la lih,·rlé l'imprP,sio11 lriste des discordes inté1·ieures est atténuée: " Le:; nou11•lles qu" nous avons reçues aujourd'hui el que vous con11aitrr1. en dt'lail 1iar le h11llPli1q1ue je vous adresserai ,lemai11augmenteront 1·otre r,poi,· que bientôt la terri• de la liberté sera purgée des brigands qui avairnl 1oulu la tlésoh'r, et qui ~1aic11Ldéjà commenci· l'e,écution de leurs affreux prujet;. fndlpe,1da1111111'1tl dr ,1 11elif11e.,pt'IÏ/t'.ç divisions inséparables de, ,,,.ondes. lss1•mb/,'es sII1"1011t ,•n tr11IpI dr 1/;'rolution, la Convention parait tuujou,·s e11général animée d'un bon e,pril, el destinée i1remplir ses hautPs destinées. Trop d,• grands talents s"i font distinguer pour que j'émette rnns n<'·ees,ilé une opinion que c1·aulre:; développer(Jllt mieu, que moi. L'essentiel r;t de bien laire, lie bien érouler pour bien opiner, et de ne parler que quand 011 ait dir1• un,· vi·rilé qui san, vous échapperait au, autres. Ce n·esl pa~ cle uolrc gloriole p,•r,u11urlle quïl ,;'a;,it aujourd'hui, mais du salut de la Répu-
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