Jean Jaurès - La Convention I

HISTOlf\f-: $OC! \LISTE « po,le; imprime, mon ami, affiche, al'fichf'... Cours au cercle sodal. • - Yuilit mes bougres qui tapisse11t tir lt•ur s soltises toutes les rues oü cle1ait passer la sainte insurrection. « Vous aurie1., foutre, ri de voir IPc;1libourgnon Louvel, le tendre Lmlht•· nas t'L le Caslru de Bancal; mille millions de pipe,, ils vous portaient IPttr charge de sottises: mais en voilà bien tl"autres. Le pauvre bougre de Louvet veut monter un éclwlon de plus JlOll!' coller Ir grand conte moral couleur de rose le romptr rendu tle la l\'e,lion ministérielle tlc llolancl: llcbert joue sur !t• mot compte), ses tlùtes it la comtoise s·entrelacenl el voilà mon IJougrc qui se fout les rrins sur la tête de cr crapaud d .. Lanthenas; le pot it colle ,a scr,ir ,1<- bo1111etde police 11Bancal et lui rnel -oll nrz rlc singe en rouleur de pain d'épice. Ap,·i•s al'Oir ri un mom~nt ,tes mines que raisairnt tous ers bougres-là, je fus, en fumant ma pipP. voir ce qui ~c pass~it chez Holand ; tout était sens drs,us dessous. )loi, j'rnlre partout. Est-cc que je nr lroure pas ,·elle foutue ferumr·i " - Ah'. ,··e,l , ùt1<, monsieur Duchesne ... - ~;11 ! • oui, foutre, c·rsl moi, le plus 1t'rit;iblc d1•s vérilalJle, pèr,'S Ourlw,ne; où « est ton cocu de mari'? - :-ie v,rns fà.-!1ezpa,, monsieur Duchesne'. - El je « VPU~ me rn.cher, moi ... LI ~· a longl,•mps (]li•' jr m·aperçois rie loutrs vos « machinations. Tu , ru, au,,i te foutre de, air, d,• politique ... \lai-. millr • uoms d'une IJ0111u,•J,t, p,'re Duchesne Le le:; rera pa-ser. Où pst-il cc ver- • lueux ·? - )fonsieur Durhrsne, il e,t au Conseil. - Allon~. routre, il faut " voir ce Con,,,il. - Atl,•ndez; 1'clair,•1. )1. Durhe,nr. - Eh' fo11tre, je n'y « YOisque trop clair pour vous autres. ))- .Jem'('n ,ai-.: dan, Jr, rni:--;...eau,; il fai,ail un ternpsde houg,·e ... je thrr,·he partout lïn,urrection. et fonl1·e, elle n·avail jamais e,i~lt'· que rlans la lètr de 1·e 1ieux fou. Enfin j'ani1·e it cc Con$1'il; je romptais Lro111·ertes honorables rn,,mhres; re bour;t·e (·lait tout -eul llans un coin. )loi. fontrt•, jP lou,sc fort: il rroit. lui, que c·r,t le canon, <'l le voilit qui ,·omt it la chemin•·c. - • Ce n·c,t que moi. ,·c n'r,L que moi. - ,c Et qui tlonc? - Lr pt're Dnth(\~,w. fqul1't1 • - .\ h ! mon:--ienr Dw·he3111', que • vous ,·enPz à propos'. - ~Jille 110111d,'une pipe, Lu te fous •Ir moi, '"'"C 1011 « mo11sicur Durhe,nc; mais je te pard111111ct,u as peur. \'oilit au-si c,· que " c·esl que de faire c1,,, sollisr,. - (Holand lremlJlanl "ncore plu, fort): Ah'. c 1110115icu.r.., citoyen lltwh,•sn,,: 11ur vou, êtes he11rr1tx, von,, de n·avoir « pas peur! - Pas 1lP mon,icur, mais ciloy,•n. \'frilahle pi•t·eOuche,me. - « ~la r,•mme qui a la con,liluliw1 ,i rohu,le, est ,•ncore tout~ lremblanl,'. - ., ~lais qui m'a b.lli nn IJou!(re foul11 111t•on espi·ce ·!.\quoi Lesert donr tic fair,• faire bombance à Lous ces goinfr,•5 qni ,ont tlwz Loi godaillrr le, d,•m « million,·? Est-cr pour le faire une IJelle orai-on funèbre qua,i 1 lu sera, ,, mort, el <JUCta foutue carca,..,~ sen ira de mortier à mes: fourneaux ·t » Et l'homme lJUÎ traînait ain-i la Girunde ,•t ,on 111inist1·d,·ans le ruisseau dail l'élu d,• P,trb: le 111•uple,les fauhourg, par un large rire joycu, ou 1t,1in,!UX,~e ,·engPail sur le:--liir1Jndi11s Uc leur~ (ll\>Y•Jtalio11s cttlelcurs 11u•rnir,•-;.

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