Jean Jaurès - La Convention I

JJl~TlllllE '-,Or.1.\1,ISTE Yc.là ,ur quoi J., 11w1 ;:ppui ail son famt•u, : ,, Je L'accuse . El ,ur l'autre falt. il pn•J o, d1.qul'I Hol11•,JJicrre,le :!'J octobre, avail été comme submergé 1,ar l'lndi:.malinn t11mullucu,c cle la Girondr : " I.RCJ oh von, a dit qur dam; lC'coin du côté gauche, je l'avais menacé ,111 t,,,·-i11.J.1.-roi,, sans doute, s·étuit trompé. (,llurmures.J JI n'y a aucune rai-011rlr mïntrrrompre, car il n'y en a pas m1'me cle ma part ponr nier le fait ,il ctait exact. Mais, je le répète, Lacroi \ s'est trompé, et il était possihlc d<'confondre ou d'oublier le, circonstances dont j'ai aussi des témoins, m,'me dan, cettr a•:,emhlér, et parmi les membres clu Corps législatif. Je vai, les rappeler; je m,• souviens très hien que dans ce coin dont j'ai parlé, j'entendis certains propos qui mr parurent assez feuillantin,, asse? peu dignes des circon,tancr, où nous étions, entre autres celui-ci 11uis'adre,,ait i1la Commune: QuP 11P /ni/P.N'flm rfso11ner le tocsi,1? C'e:;t à ce propos, ou à un autre pareil, qnc jr répondb : • Les sonneurs dr tocsin sont ceux qui cherchent à aigrir le, e~prit.- par l'injustice. » Je me rappelle encore qu'alors un de me; collè• gurs. moir., patient que moi, dans un mou\'emenl d'humPur, Liot, en effet, un propo, semblable à celui qu'on m'arnit attribué, et d'autres m'ont entendu moi-même le lui reprocher. • Re,!naud : • J'atteste le fait que vient de dénoncer Robespierre. • A rc,nmrn donc, tout ce qu'il y ai ail d'un peu positif clans le di~cours arr1,,ateur ~·évanouis~ait. Robespiern' mar11ua la distance qui le séparait de Marat. il d, fendit nettement tou~ le, acl<'s de la Commune: « ,e 11011, a-t-on pas accusés d'avoir envoyé, de concert a"ec le con~eil P\écu , ,11,,commissaires clan, plu,i<'1ir, •ic1,arte1:1cnt,, pour pro;iager nos principe-, el les dHerminer à s'unir aux Parisiens contre l'ennemi commun. Qur-lle idé~ ,'e,l-on formée dl' la der11i1 1re Révolution? La chut,• du trône parai,,ait-ell,· donc si facile a\'Rnl le succès? :'.\e,·a~i-sait-il que de faire un coup dr main ,ur les Tuileries? Ne fallait-il pas anéantir dans toute la France le parti de, t~rans, el par conséquent, communiquer à tous les département~ la commotion ,alutaire qui ,·enait d'électriser Paris I Et comment <"es,,in pou- / vait-11ne pa• rcf:arcler ces mêmes magistrats qui avaiPnt appelé le peuple à J'ifüurrrrliun? li ù1gi,rnit du salut public; il y allait dP le111'-'We,! El on leur a fait nn crime d'avoir envolé des connnis-aires aux autre" communes, pour Je, Pni:ager à avancer, à consolider leur ouvrage I Que dis-je I la calomnie a pour,ui1i ces commi~saires eux-même,. Quelques-un, ont élé Jetés dans les fer,. Le fn1illa1,ti,me ou l'ignorance a calculé le degré de chaleur de leur î'lile; il a mesuré toutes leurs démarches avec le compas com,tilutionnel, pvur lrouYer le prélrxle de travestir les missionnaires de la Révolulionen ince ndiair,·,, en ennemis de l'ordre public ... " Citoyens, ,•oulez-vous une Révolution sans révolu lion? • Q1lf'lP•t cet esprit de persécution qui est venu reviser, pour ainsi dire, cclll.!q11ia brbé nos fers? liais comment peut-c,n soumettre à un Jugement I

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