Jean Jaurès - La Convention I

402 IIISTOJRE SOCI.\LlSTE coquille- ,i fr(•querll<'s dans la fpuille hâtive ùe ~!amt, imprime surveillés), le, l'lfrh pillé, onl été r,•,tilués: exemple de justice indi,ren,al.,le, non ponr l'honncm du non, franç,ii,, comnw le dit CuFtinc, mais pour ne pas flétrir les arme, clb ,olclat- ùc la patrie. Pl ne pas i11spir·erùc l'éloi,:;nement, ou jeter de la défa,eur sur la cau,e de la liberté qu'ils onl il soutenir.» f.an, ,iulence, mais très justement, il fait porter à la Gironde, si violemment aecu-atrice, une ~art de re,pon,abililé clans les ma,sacres de septembre t0 octohre; : « On prétend que ce sont ùes brigands qui out massacré les traitres et les scélérats coutenus ùans les prbons. Si cela étai L,Pélion serait criminel ù'a ,·oir lai,,é paisiblement des brigands consommer leurs rorf•ils pendant deux jours conséculirs, ùans toutes les pri,;ons de Paris; sa coupable inaction serait le plus alfrcu~ des n me. el il mériterait de prrdre la tûtc pour n'avoir p,, mis ,ur pied Loule la rorce armée pour s·y oppo,er. li vous dira, sans <Ioule, pour se 1füculµer que la force armée n'a pas ,oulu obéir, et que tout Paris était à rc,pédilion, el c'est un fait : convenez donc que c'e>l unt' imposture que d'arnir rejeté sur des brigands une opération malheureusement trop nécessaire. » JI affecte de répondre avec calme aux invcclives des Girondins; et même, cho,c curieuse, il me semble que je surprends dan, tout ce qu'il dil de Iluzot, une nuance de sympathie re,pcclucuse. Tout d'abord, mème dans la $éance du~::;. où Buzot commença J'attaque par une proposition contre la dictature, '.\Jaralne µarail pas voir là un acte tl'boslilité : • Iluzot, écrit-il, obscrrn avec raison que ce n'est pas la dictature qu·on ùoil craindre, mais Ir, moyen,, qu'on peut employer pour y conduire; qm· la peine de morl demandée conlrr ceux qui proposaienl la dictature doil être déct'rnée avec réflexion et il en demande le renvoi aux six comité,. » JI est vrai que '.\laral aurait pu être frappé par la proposition directe de Dantou. Après la séance ùu 1 octobre où les Girondins arnient accablé '.\farat d'injures, où Iluzot lui avait lancé l'outrage le plus sanglant:« Les Prussiens demandent la parole pour .\laral », il s'exprime avec une sorte de réserl'e. « Plu-ieurs membres de la Commission el quelques-ans de leurs collègues me cou\'l'ent d'luveclives du haut de la tribune. Dans celle allaquc magnanime ,e signalent Je hardi Barbaroux, Guadet et Buzol. Je leur pardonne ces injures, elles ne peuvent décrier que leurs auteurs, el les tribunes qui restaienl dans le ~ilence au bruit des ~pplaudissements répétés des acolytes de la clir1ue 13rissol, ont dû se demander avec surprbe d'où pouvait venir l'acharnement ùe lanl d'augustes Jégi~lateurs contre le défenseur du peuple. Mais ce qui m'a peiné jusqu'au fond de l'àmr, c'est l'àrl avec lequel le Frère tranquill,• Buzot, après a, oirvomi sur moi sonvenin empoisonné, a soulevé l'amourpropre de se, collègues contre le comité de suneillance el les a pro\'Oqués il tirer vengeance ùe la dénonciation, lui dont l'rime plato11iq11e doit' être au-

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