300 IIISTOIHE SOCIALISTE elle e,t bien plus propre it pro,luire un effet contraire; ce sont les tyrans qui ~·enlourent de µarde,, parce qu'ils craignent.• El le 28 octobre, les An11ales marqurnt 1,•ur ,1é,appruh,1lion de la lullr ,ystèmatique engagée contre la Curnrnune: « On dirait que la Convention que rien ne peut rivaliser, el qui doit être .iu-de,ws de toute crainte, comme elle est au-dessus dr toul danger, a <'tprndanl la crainte puérile de trouver une ril'ale clans la Commune de Pari::-. 11 .\lais cc qui était plus grave pour la Giroude, c'était le blâme discret, mais sé1ère, et le désaveu public de Condorcet. :li"'' Roland, qui ne lui pardonne point de s'être refusé à la tactique de coterie el de haine qui a perdu la Gironde el ébranlé la Révolution, l'accuse d'avoir cédé à la peur d'être hué par les tribune,. c·est une calomnie. c·esl dans son cabinet de travail, c·c-t la ,,1,11ncà la main, qu'il a jugé ,,t condamné la politique d'e~a~pération de lluzol el de Roland. Dès le 10 octobre, el quanll il csl visible que sous prétc.\le de demander à la Commune de PMis compte des objets qu'elle a reçus en dépôt le 10 août, les rolandisles cherchent simp lemc11t à assouvir leurs rancunes, Condorcet écril al'ec force : « Uan, la mémorable journée du 10, un gran l nombre d'elf<'l~ précicu, en matière; d'or cl cl'ar.renl onl été déposés entre les mains de la Commune de P,1ris ou de son comiL,' de surveillance. il est rnainlenanl question de lui demander des comptes qu'ell<' s'olfre elle-même de rendre. « La commi,~ion des 2\ a été chargée de présenter un projet de loi à ce sujet. L'article t du décret porte que les rléclaralions qui seront faites des effets ct,·po,(·s rlrmcnrernnl serrèlrs. On a vainement demandé la pu blicilé de ces déclarations, en se fondant sur ce principe aussi inco11lestablc en matière judiciaire qu·cn matière politique, que Loule déclaration q ni n'était poinl publique prenait par cela rn~me un caractère suspect. M. Danton, en développant celle opinion, a 1,ous,é plus loin encore les arguments, en montrant que la publicité qu'on réclamait pou,· ces déclara lions était le moyen le plus sQr de porter de la clarté dans les con,ples de la Commune et de. s'assurer de leur exaclilurle. « Ce11xqui ont conçu contre la Commune de Paris des préventions bim ou mal fondfes, 111aiqsu'ils ne veulent pas sac1,;(ierpow· lr bien public, 1ceu.r qui cèdent) à qurlqws 1·esse11timmlsparlicu/iu·s, ou peut-ètre même ti la IPrrew· q1œ lem· a i11,pirie durant quelques instants cette Commune révolutionnaire; rru:r qui voient dan~ les fautes qu'elle a pu commettre un prétexte d,• faire le procès à la révolution du 10 et ctallaquer indirectement la république, do,11 ils n'osnll encore dù·e du mal hautement; ceux qui, éloir111édsu tltétltre de Paris où se 1,·amai,nt tous les complots, oû fon machinait la ruine de la libe,·té, n'ont pas eu occasion de voir combien crue dernit're ri!volution hait nécessaire, et qui ne voient peut-hre pm r·11co1q·eu'ils n'existeraient déjà plus sans elle; ceux enfin qui, au lieu de t·ouloir
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