Jean Jaurès - La Convention I

IIISTOII\E SOCIALISTE ill(IÏ-pl'ns.,hlt• "" se ti-n1r,,·rré, Il', 1111,conlrt• les aulres, se rendronl ici al'CC a,-·i<luilé cl avec lèle. • Calou 111t,•r1·rnail pour dire: " J,, crois pouvoir ICYrr tous le, nuagrs qui parab«•nl sélc,er <·011Lrela société inlitu)é(' La Réunion, en annonçant , 11,·cllc ,i,•nl 11!• prrnrlre L,rrNi• de se réunir loul enlièrr au, Jacobins el de ne rormcr qu'une 5Cule ma,,c a,rc eu,. (.lppl,wdisseme11ts unit:Prsels.) » .\in,i Ir, Jacobins allair11l èlre de ncu,eau une granùe force, mais une forer encore 1111peu i11ccrlaine cl inrlélerminC-c, qui n'était livrée à aucune lacli11nrvlti-ive el sur laquelle la Giron,le aur,til pu s'appuyer par une large el ferme politique. )lais les Giro11din, (je parle des chers, des dirigeants) ne ,oulaienl pas se rencontrer avrc f<'lle députation de Paris <1uïl$médilaienl de per<lrr en l'env,•loppanl pre,r1ur tout entière dans le; accu~alions d'anarchie el <Ir meurtre qu'ils ressa,saienl contre )laral. Ils ne voulaient pas chercher le plan d'une politique commune avec ces dcmocrates parisiens contre lesquels, depuis les élection~, il3 avaient une implacable ranrune. lis ne ,oulaicnl pas rlélibèr~r avrc Danton, de peur d'être entrainé, dan, sa grande pensée conciliante et 1cliv,·; el a,ec un orgueil fri\'ole et mau1ais, ils s'isolaie nl rie$ forces les plus ardentes d1' la Rèvolulion. Et quelle f,mte de lactique encore, au moment où ils proposaient une ~ardc déparlemen laie, clc manifester lrur e,pril de coterie cl d'exclusion! Du coup, les drpu ti'•, sans prl'jugés el sans haines devaient se dire que la garde Mpartcmenlal<' ainsi n1unie serai! au ~ervicr non de la Convention, mais d"une faction étroite, égoî,te cl vaniteuse, dominant la Convention. Lorsque Ir il octobre, la Convention nomma neuf membres du Comité deConslilulion elle choisit, sous l'influence de la Gironde: Siey/>s, Thomas Paine, llri•sol, "bientôt r~mpl.1cé par llarharml\), Pélion, YN~niaurl, ()e11sonnr, Barère, Danton, Comlorcr t. C'était pre;que exclusivement un Comité« rolandisle ,,. Aucune parl n'él;1il faite aux amis clr Robe,pierre, el Danton élail i,olé. li chercha un poinl c1·ar1>uiaux JacolJins, cl dans la séance du 14 octobre Ql!ïl pré-irlail, dans celle-là même où il donna l'accolade à Dumouriez, il dit: • Je ne doute pas que la société ne forme un comité atniliaire !le con•tilulion ». Ain~i, la Gironde, p1r son e,pril étroit, transformait en forces ho,til~s les i:ran,Ic, forces de démorralie dont Danton élail le centre; el ces rorces s'org,rnisaienl. Le travail de <lésalîcrlion et de défiance croi,sanle qui se faisait dans les esprits à l'égard de la Gironde agitée, ambitieuse el v;iine, se marque d'un~ façon lrès curieu~e dans un discours de Couthon. Malade, inllrmP, il vi\•ait pre•qu~ hors iles partis; cl il e~l vi•ible qu'il n'avait tout d'abord qu'une sympathie médiocre pour )larat el les hommes de la t:ummune. Il esl visible que sans les comlJinaisons el les prétentions e,clushes dr la Gironde il se serait volonlier, uni à elle pour assurer à la Convention, pou,·oir national el central, la prim1ulè l<'srnle.pour en former dans des limites plus élroiles la Cornmu ne de Paris et pour arrMer peu à peu, par la seule

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