Jean Jaurès - La Convention I

lll~TOIIIE SOCI.\Lh'l'E 11-,,peut qu,' , 111rlqu,•s-1111,,Ir H'' rnnatiquPs amis aient interprété ,·omrnP 1111 YO'll tlrdiclatun' c!'tlt• parolP. li-!' pt·ut au--i que <JUPlques-un,n'aienlentrP- , 11 l'autre sulutio11 qu,• la rr..-ati,111 d'un po111oirr,·•volutionnaire lr,•, rorl OÏi Hohc,pit•rre tirndrail une grande plact'. )lais d<• là à convaincre Hobc,pirrre cl'al'f i, formé un plan dt' diclalure, il) a un abime. En fait, c·esl louj,..ur; P' nr un,· 1,oliliquc pacifique et légale, f',clu,h·e, par conséquent, de tout po111oir1licl1lorial, qu'il se prononçait. Avant Il' Dix-AotH il croyait que l'As- ,t>mhlée pouvait légalement. conslitulionnellemrnt, sauvrr la liberté el la p;olri,•. El quan I le mouvement ré\olulionnaire lui apparul Pnfin inévitable, il in,bla pour qu'une Con\enlion nationale, nommée par le peuple, r,u convoqui•1•an"ilol. Qu'il ail csi,fré un moment, par la Commune de Paris, agir pui;,ammenl sur les élrelion, même, el sur l'.-\,s!'mblée nouvelle, je le crois, cl je ne m·e,plique gu·airhi la mon,trueu,e accu-alion portée par lui contre la Gironde, dan, la terrible nuil du 2 au :3>'l'plembre. ~lais, c'étail là la suite de lï•brânlemrnl du Dix-.\otH. rl il élail impos,i!Jle de ne pas faire le procès du Dh-Aoùl m(·me, si on fai,ail le prorè, au, mon\·emenlst>l au'lcombinai,ons qnïl ,u,cila. ltoùe:;pierrc e,viait maintrnanl, par celle fausse accus~lion de rlictatnre, le détestable rèvc d'ambition mcurlrirrc, auquel un moment. dans ,,. d..-chainemenl lies furPur, rie seplcmhre, il s'abandonna. Panis jura que l'amrmalion de n.uharou~ étail ine,acle. « J'alle,lc, sur mon serment, que je n'ai pas dil un seul mol à Barbaroux qui ne fül relatif à la translation lies )forseillais, el que je ne lui ai jamai, parlé de dictature. D'où a-t-il pn inférer une pareille accusation? Qm'l, sonl ,e, témoins'! - Heb1'cr111i: )loi, Yon,ieur. - Yous Mes son ami, je , ous récu,;e. • Panis n'a\ail 1>a• sans doute gardé le sou,enir de toute;; lrs pensées qui, en ces journées terrible$, arnicnt traversé $Onesprit; mais encor!' une fois, il quoi pou,·ail aboutir la Gironde par ce syst/'me cl'accu,alion? .\ rien, ou à mettre en cause la Révolution mr'me du Dit-.\oût. Et dans les deux cas elle se perdait. )laral pirla enfin, sans se troubler, sou, une tempèle de mépris el de hainP, sous l'oraf(c des col/'res vraies cl des colères simulées. Toul d'abord les déput,·s \'Oulaienl l'arracher de la tribune. • J'ai donc dans cell~ a,,emhlée un grand nombre d'ennemis personnels? - Tous, lousl - Si j'ai dans celle a~sernblée un grand nombre d'ennemis 1wr,nnnel,, je lPs rnpprllr à la pudeur. • U il se 1lére111lil,ou plulùl il ~c 1dorifia de Ioules ~,s paroles, de !ou, >,CS actP,. liais lui, ,i pro,upl à accuser et à. faire appel au glai,e, il plaida pour la liberl6 tf,,, opinion,. • J'ai -ou mis me3 opinions à l'P\amen .du public; si elles sont dangereuse,. c·e,l en le, combattant par <les raisons rolides, el non en me YOUant à l'aualhème que mes ennemis devaient les proscrire; c'est en les réfutant, el

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==