Jean Jaurès - La Convention I

JIISTlllllE SùCl,\LlSTI'. :n ---------- -- ----- ne tarderont pas à la consolider par une con,tituLio~ con forme à la llecl:tration des Droits et à l'inlért\L du plus grand nomurc. • « Ceu, de no; rcprésenlauls qui ont été fi.Ji'lc, au peuple vous sont dè,ignés par !"opinion et vous en avez la liste dam ceu, qui ont volt: puw· le décr,,t d'accusation co111,·Lcafayelle. Le talilean comparatif que nous vous ,•nvoyons, finira de ,ou, l'aire connallrc cl ms amb cl ms cnn~mis. Parmi vo, consliluanls, vous avez le, Pélion, les llol.Jcspicrr,•, le, lluzol. les Anlhoine, les Cerrollcs, les Grégoire, les Le Pelleliei·, les Dubois rie Crancé, le lJon père Gérard, el ciuelques autre, fidèles défen,enr, des droits du peui,le, c•npdil nombre, il e,l "-ai, mais sous ce rapport, plus clibnes d'oLlenir vo, ,uffra3cs. Ceux-là ont faiLleurs preuve, ... » « Frères et amis, si les deux cent vingl-qualre rcpréscnlanls du peuple qui viennent de s'e,poser au feu des a,,,assins el à la vengeance tl,•s Tuilerie., ubtiennenl vo, sulfn1ges, avec les quarante incorruplil1les de l'.\,,,emlJlèe con,tiluanle, la patrie c,t ôanvée. Ils t'orceronl le reste de la repré,enlalio11 nationale à rnarchér tians le chemin de l'honneur; mai; sila Convenlion n'esL ,:ompostie que de nou,·eau, députés, <JUChJueviole11ls quïls pubsenl être, il est po»ible que nous ne /i'ouvions itotre salut que dans 1wtte cournge et dans 1111e ,wuvelle in,uNection. • Ainsi, offidellernenl et pour Loule la France. les Jacobin 0, où le;;Giron lins d'ailleurs élaienl nombreux, recommand,•nl les candidatures girondines. ~lais Paris rc,lail comme la grande fol'Cc d'appel: or, à Pa,·is rnème les démocrates rolJcspierrisles el la Commune éliminaienl toutes le., tilJJtlidatures girondines. Les tergiver,alions de la Gironde avant le üh-.\oùl maient dimi. nué son crédit; el c'est par des révolutionnaires plu., cncrgif]ues que l'aris voulail ètre représeJJlé. Les démocrates y disaie11l Lien haut que sans le ,yslème de l'éleclion à ùcu~ üCc,ré,, maiolcnu encor<! pJt' la Connnlion, le suffrage populaire irait ù'emlJlè<' au, amis de l)anlon, de ~laral et ùe llolJes• pierre. Dès le 12 août, aux Jacobins, Anlhoine disait : " Une des plus grandes causes ùe nus maux, est le mode d'éleclion employé par la Législali ve. • 'l'anlque ,ous aure1. des corps électoraux, vous aurez de mauvais choix. \'ous en avez un e.,em~le Lien frappant dans la différence sensible que l'on aperçoit entre les municipalilés choisies directement par le peuple el les dé· parlements, les tribunaux choisi~ par les corps électoraux. Le meilleur, le seul moyen d'avoir de \Jonschoix e,t qu'ils soient faits par le peuple, tout le peuple, rien que le peuple ... J'insiste fortement sur ce point, car sans cela la Conve11tionne sera pas meilleure que la Léyislalive actuelle. • Robespierre se plaint aussi dans le Défe1beur de la Con,titation que la Législative ail maintenu les corps électoraux. Mais il cou,'alc qu'elle a lai--c aux Assemblées primaires une asset grande latitude. • Il r,H été à soulwiler aussi que pour la Convention nationale, l'Assemblée se fùl occupée à indique,·

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