111S1'01 lm SOC 1.1L IS'rJo: 37!) parlé d'un pal'li dictatorial qui e,i,tail à la Co11vention el le somma clP ,;'expliquer. La,ource répondit flar des paroles violente, et v1!s11es: le réµime de terreur cl ,ra:;:--a~~inal inauguré dPpui~ tles :-cmairws n'êtait-il pa~ un r{·~imc de diclalure? D,rnlon, Hoh,•,;pierrr, )laral clemanùer~11l la f)arolr ponr s·e,- 1,liquer cnlin sur ces ac.·u,ations de dictalurt•. Da11l111p1arla le premier. fl"une parole claire et d'un grand cœur, moins préoccupé d,• ,o dHe11,lr<•lui-m,··me que de désarmt-r le, haines el de mcllre un terme aux ri Y ,lité,. li :;c dl'~agca de Maral ,ans violence mauvaise et sans anathème: " C'est un beau jom pour la nation, c·csl un beau jour po11rla Ho'ïHl· blique française, que celui qui amène une e,plic·1lion ftalernelle au ,l'in ,te celle assemblée ... Je s11i, prèl à vous retracer le tableau de ma vie publique. Depuis lrois ans, j'ai fait loul ce que j"ai cru de1oir foire pour la lihrrt<'•. Pendant la durée de mon ministère, j'ai employé toute la , igueur ctr mon caractère etj'ai apporté dans le con,eil tout le zNe et toute l'activité cludtoyi·n embmsé de l'amour de son pays. S"il y a quelqu·un q11i pu bse m'arcuser it celégard, c1uïl se lève et qu'il parle. li e.,hte, il e,t Hai, dans la députation de Paris un homme dont les opinions ,ont, pour le parti rr111hlicain. re qu"étaient celles de Tlo)'ou pour le parti ari,torratique: c'est )larat. ,, Assei el trop loncttemps l'on m·a accu;;é d"être l'auteur des écrits de rel homme. J'invoque le témoignage tlu citoyen qui vous préside (Pétion'. li lut. votre président, la lettre menaçante qui m·a été adr e,:;ée par ce citoi en; il a été témoin a·une altercation qui ,1 eu lieu entre lui el moi à la mairie. }lai~ j'attribue ces e,agéralion, au, ,e,alions que ce cilOJ'en a éprou, ées. Je crois que les ;;outerrains dans le~quels il a été renfermé ont ukért ~on ùme ... li c:-l très vrai que cl'e,cellenl'i citoyens ont pu être répub!i~ains par excè,, il fant en convenir; mais n'accusons pa<, pour quelques incliv.irlus, une députation tout entière. Quanl à moi, je n'appartiens pas ù Paris, j'appartiens à un cléparlemrnt vers lequel je tourne toujours mrs regards a,·ec un sentiment de plai~ir; 111ai5aucun de nous 11·appartient il tetou tel départrment, il appartient à la France entière. Faisons donc tourner cette di;;cussion au profil de lïnlér~l public. « li est incontestable qu'il fant une loi ,igoureuse contre ceux qui YOU· draient détruire la liberté publique. Eh. bien! portons-la, cette loi; portons une loi qui prononce la peine de mort contrr quicunque se déclarerail en fa. yeur de la dict.ature ou du trium\iral; mais après avoir posé ces bases qui garantissent le· règne de l'i•galilé, anéantissons cet e$pril de parti qui nou, perdrait. On prélend quïl y a parmi nous des hommes qui ont l'opinion de vouloir morceler la France; ra bons (li,parallre ces idées absurdes, en prononçan l la peine de mort contre leur, auteurs. « La France doit èlre un toul indivisil,le, elle doit avoir unité de rrprèsentalion. Les citoyens de ~farseille Yeulent donner la main aul citoyens de Dunkerque. Je demande Jonc la peine de mort coutre quiconque voudrait
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==