Jean Jaurès - La Convention I

HISTOII\E SOCIALl',TF port, ,··e,l san, -avoir le, eau-es tlc_l'ùnrule et la re,pun,ahilil•' ù,, fonctionnaires en ruilt', que Roland demande à la Convention dr~ m(•,urrs c1.. répres,ion el cle teirrur ! Él'oult'Z encore, el Juge, du par li pris fune,tP d'affolemrnl qui contluil la Gironde; • Le courrirr, arrt'lé t1,•1·nit're111ent sur la ro ute des arméPS, a retartlti les dép~ches tic douze heurr;, q1wlquc pr(•ripilès q11' .1ienl t'lè Ir, mouvemcnls qu'on s'est donnés i,our répar,•r t·elle indisrrèle malac1re:--~P. ,, Quoi! pan:-e qu'au pas,age d'un courrier quelr1m•, citoyens auront eu une défiance inùi"crèle en efft•l et maladroite, parce quP, han lés 1,arle sou ,·euir de \'arenne,, par toutes 1,,, trahisons du roi, des pn'tres et des nolil1·,, irrilé:i contre l'êmig-ralion croh•!-anledes arbtocralci~ qui ,ont ~ro~...ir le:-;ran::.., de l'ennemi, il~ auront arr~té ce courrier qu'ils suppo~,üent porleur de me,~agcs su~p~t'l,, il fout boulevtn;er la Convention, réclamer dt•- me,urc, de rigueur, dénoncer Paris! Car il se lrou,e, ùrn, le plan de Roland rl dt•, Girondins, que Paris doil Nrc rendu respon,ablc de toutes le, agitatio n,, mêmP les plus lointaine,. c·e,t parce que la Cl)mmu11edP P,tri, a été i u,olente, c'e,l parce qu'elle a emoyè en pro, incc dl's commb,,,1ires, c·e:;l µ arce qu'elle y a rt'pandu l'c,pril d'anarchir. qu'un courrier a élé arrêté par < Juelqucs cilo)t>ns soupçonnru,. Paris r~pand "la (léfiance •· Que Paris soil suspect. Tant que les nooncaut Coll\cnlionnel, n'étaient pas encore arrhé , it Paris, un cherchait, par les journau, t.le la Gironde, par les arliclc, de Bri, ,01, par les proclamations tendancieu-,•.,, de Pétiou, par le:, co111muni.:aliunsde lloland à la Législalivc, par ,es alfiches gémissantes ll ses lellrcs élégiaque,, à pcr,uader au, nom eau, èlus que Paris n'était plus qu'une ca,erue de bri- ~and,. A l'épr1•u1·e, et dès les premier, jours, il apparuL san, doute à bien des Conventionnels qu'il y a,ait beaucoup d'exagération en ces noirs propo,. D'abord. le Jour même où ib ,,. réunirent il n'y eul, malgré Je, ,ombre, rumt·ur- au,qucllcs Pélion complaisammt•nl avait fait écho, aucun allen tat ,ur le, membres de l'A»emblée : ni violence. 11ime11ace. Ui's le lendemain mt'm•• de son arri1ée il Pari~, le Con1enlionnel Le Ba.,écl'il à :,0n pi're : - Pari~, il septembre, l'an 4'de la libe1·lt', t· de l'cgalité. -Je,uisarrhéici hier à cinq h?ure~, mon cher p()re. J'ai t'té sur-le-champ faire vériller mes pouvo irs. La Con1ention nalio nalr est form<'r... l'aris esl plu, trwu,uille qu'on ne me l'avail annone~. Les travaux du camp près celte ville avancent. Le zùle qui porte les citoyens au, frontières n'est pa;, ralenti. On oe peul s'en faire une idée juste dans 11otre froid pay;. • Ain,i les Convenlionncls, au lieu d'entrer dans un enfer d'anarchie, dont la fumée ne tarùrrail pili à couvrir Ioule la France, trouvèrent la grande ,me ordonné,• el calme, ardt•nle seulemt>nl de patr:olisme. Alors la tactique de la Gironde se rem·ersail; elle faisait prur aux député:; ùrs clésorùres qui se p roduioaient au loin et où se rrpercutait l'action dis,oll ant,• de la Commune.

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