Jean Jaurès - La Convention I

JIISTOIRE SOCIALISTE , ïl r.,t 1·1•(1/ 'fl/P t,, ,ocir'tt' 11e riolr pas m11 f)N>pri/1,: rn s'e111•>arrmttr'r1atr- "" 11 1 tir fa ,1w1ir\tr 111iproduit, parer qu'e//r m'en paie la v,tfeur, pow·1uoi 11·e11 .,,,rait-il pa., rlr m,:,nr, t/P lr1 prorlurtion:>., .\,,r 1 lon;,tc111p, la Co111e11tion se déroha, ajourna Loule résolution pré: cise. l\ohc,pierre, lui, toujours prudent, s'était tenu rlans le vague. Malgré les ,o111malio11, !'l lrs railleries des modéré~, il n'avait formulé aucun système. m,1i, il a,.iiLMflni rl limité le droit de propriéll' de telle sorte q':1'une ,igoureusc législation protertri(:e du peuple pouvait à l'heure décisive inlt'r\'rnir . • (!w•I ,,,, [p 111·r1,iirrobj,•t di· la sociéti' :> C'rst de maintenir le< d,·oits i111p1·1•,c,·i1J1ibtde1,• l'hon1111r. IJuel est Ir p1·P11ûrr de ces droils 1 Crlui cl"P,u\ter. ,. Lr, prnnih-P loi ,ocùtle ,,st d_onccel/1•qui garantit à tous !Psmembrr., dr• /11 ,1,cii'té /1•., 11lO!fPn, cl'r.ri.;tN : toutr•s lrs rwtrrs sont .,ubordonnfe, à ce/le-l,i, ln /ll'npri,'/é n·a ,:,,, in,tituée ou 9111·,mti,1, ue pour ta cimentrr; c·r.,1 p11111v·frr,, ,/'ahord ,111r/'on "dP.i prop1·ù;té.,. il n·r,t pn, i·rrti qur la propriétr' puissr ja11,r,:., ,:1re rn f/1'/JO.<ilional'eC la .mb<isttmce dri lwmmrs. Les 1t!in11>n..l.{U:cr>s:;airrs â l'llfnnnzf! sont ausçi sarrés que la, vif> rl/1~-nthue. Tout ,.,, fflli ,.,, n,;ces-~all'JPJOUI' la conxP1't'f>r P.,t ,uœ propriélf; r-omn1une à la .-;o1ir'tt' rntièl'f'. Il n'!I a qur tucédmt qui soit 1111JeHOpriélé individurlte et r;ui ,oit abrmdonné à l'industrie r!Ps co11w1rrça111,. » JI ,rrail assez vain de chercher aujourd'hui qui aYail raison il ce moment de ceux qui comptaient, pour corriger une hauss(' selon eux pa~,agère, sur la seule vertu de la libre concurrence, ou rie ceux qui aµpelaienl l'intervention ,le l'État. La querelle du libéralisme économique el de Iïntervcnlionnisme 11·,•slpas close. En ce qui louche les subsistances re,périence a montré enfin, dans le cours du dh-neuviùme siècle, que le commerce libre suffisait il assurer en elfet l'approl'isionnemenl en hlé du pays, et si les socialistes demandent aujourd'hui un ~ervicc national d'approvisionneml'nl, ce n·esl point pour parPr ;\ des chances de di~elle qui sont définitivement écartées; c·esl pour de- rai,ons d'un autre ordre. ~lais en 1792, avec toutes les causes de perturlialion qui pouvaient faus:;er la ,ie économique, avec les inévitables inquiétudr•, el lli·flance, populaires, avec le trouLie des prix qui résultait des assi- ~nats, a,ec les manœuvrcs d'accaparement qui étaient la su ile de ce trouble, la l\i~Yolution ne potllait ,e saunr que par une vigoureuse intervention de la loi, par urw organisation nationale et révolutionnaire du senice des suh1,islance,, et de toute lu vie économique ùu pays. En octobre el novembre la crise u'est pa:, encore assez forte, et la volonlt; prolélarienue n'est pas encore as,ez dominante ijOUremporter d'emblée les hé,,italions el les résis1ances. Ilais toute une élal.Joration lhéori,1ue du droit à la vie, suvérieure au droit de propriété, el tout un mouvement populaire de revendication el d'action préparent et annoncent le prodigieux effort du maximum. Ce n'est pas seule-

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==