Jean Jaurès - La Convention I

IIISTUIHE SOCIALISTE mnlgl'e ell<'. la l\l'\'Olul i1111r o,ail le 1,robli·mr d(• la pl'•)priH,··; elle t'-lail à la foi--effrayt'•<t''I hant1 ,l par la loi agrairP. Qunnd rellr loi ~nr la clivi-..iorides ferma~e- ,era appliqnt'>r. ll••ffl'oynr r<'rlonle pins la li!Jl'Crirrulalion <'l IP lihre coinm<'r<'t' .r,,, c::raia, .. \1 ti, e11 allcnrlnnl, il l'ail <'Il réa li lé du comrnrrce di,, !!Tai11:--11 w..;orlP1!t> """' ic,· plliJliC ll'1's rôglt>mcnli\ f'l lrs g-rPnier~de:--proJll'i.-tair,·, rl rlP, f,,1·111irrsne ,onl plu,, comme il le reronnaîl l11i-111ème.<111e les ~c,~tion,;dh-~éminécs d·11n immen.;;c•111a3a"iinpul,lic où ks blé~ scraiPnl toujot11·, à Li di-riu,iliun de la Hi•pnhliquc. L<'f[llinio. lloyrr-Fonfrècle;,ontinrrnl, au conlriirr, la l11t',e de la libl',•i,irculation. Boyl•1·-Fo111'rèdcse bornait il demander rn oulre de, prime, dïrnporlation pour les bit', drnnger:: . .lost':lh S<•l'r<',<lans son discours du :J déct"rnbr~, d,\fendil avec violence Ir•..; eultival,•ur3, les fermier ... li a----ura <1111• --r-ulr:-I;Psfl,,fiancP~sellléf'S pa1· Jt~:,; pr(•dic.1tion" « anarchi:..Lt•s" crl'aicnl la cfüelle ,·n t'rnp,'chant la libre circula: ion. Il dP11ia111la.Jll'l'sque sur u11Lon d<' menace. -i on voula'l aliéner à la l\évolutio11 ces ft'r1nicrs, cc~ c11lli\;ilrurs qui a-.1i:'11l été se, amis clc la premièl'C heure, el 11ou;;con1111ençons à pre;,enlir la politiqn<' ron,errnlriee à laquellP, ,ou;; le Direcloire cl 1,.Consul~t. ><' rallieronl les agl'iculleu1, ai,é;, falig11,·, du rno11,c111ent ré10lutionnairequi, aprè, 1,,5 a,uir ,rn i;;, le~ mena,;ail. ~lais sui tout, cl ceci est d'un effet plu:, prnchain. Serre suule,·a une difficulté que l'on ne pouvait résoudrn qu·e11 ècarlanl 1uute 1tiglu11rnlalio11 du comn11•rce des grains ou rn élendanl à l•JU:,le, commerce, el it toutes les 111archa11tlbes la r6gle111e11Lalio1P1l la laxalio11. De quel droit, r1<'111ancla-t-il,oùli~•·r le cnlli\al<'Ur à ve11d1·eses denrées, rl ne pa-ohlig:er les autr,•s prud11cl1>ur, à ve11dn' ll'S denrées clo11lle cullivaleur a 1,c.. 'loi11'!Ai11:,i, ù Hl ma11iè1t· cl ~a11s le vouloir, Sene gu\'rail le:-i \"oies au m11:ri1num 1111ivt 1 r-.el. <• 011tlemandP la modération du prix des !{rain~, on St'\lait :--UI' l•1S autrc:-- marcha111.li,es. 1,h' <]UO!i la propriclé de, grain, ,crail-elle moins sacrée aux yeux rie la loi qu'une autre rspèce rit· proprièlè ! Quoi! on mr lirrer,tit iL la di,crélion du marchand rie rcr, de dra~,. et je serais forcé de leur livrnr le pro luit de me~ ,ururs à un prix dcten11inti' Quoi! le cupide marchand. - c,11· rp1oi qu·eu rli~cnl le, amis de je ,te sais qud 11eupte (c'e,l un trait cont,·e )larat la cupidité e~I ùe lous le, étals; les cordon11iel':, même n'en ,out pas e,empb, lemoius ceu, ùe Li on, )loutpellicr, el loul réCC!llme11lle bon cilu!J''"• ]i, répu!Jlirni11 Ucrd1·el (Serre lait ail u,ion aux sprculalions et prévarications de, fouruiE,ems d'armée; pour Gerdr!'l il ,e111blc bien 11uece ,oil une calomnie) - Ir cu1,t le marrh1J11d, clis-jr, ~011rrait g.ig-11erlcc!'nl pour cent avec le lnboureur sur sr, 111archandises. sans que c;lui-ci pùl exercer sur l'autre un juste relour ! Que deviendrait donc la parilc de droits, si la r,,vcur et la pro:eotion des lois illaienl Ioule,; pour les u 11;, l'oubli el le rnépri;, le partage de, autre.! Je ne m'appesanlirai pa; davantage sur ,·elle me.ure qui n'n pu sortir que d'uu cen eau perfirle ou d'u11C im,1ginatio11 en délire. Je laisse au.~ oiseux

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