Jean Jaurès - La Convention I

HISTOinE SOCIAL1$TE A l,1Biuliothi>que :-iationale. sons le 1111mrie Ani:,·, 11h,11lu111'•11t rien. J',li fait part cle ma curiosité cl de 111a rlélrr--,• :\ ~r. f.hnrlély. pror,,,,eur ,l'histoire à l'Univer,;ilti de Lyon, c111ia fait sur la lli'1ol11tio11de ,i pi•nl'lrant,,•s étude!=i: il m·a mis en main:-; la d1·1' dr-.. l'i'(·lwrrht'"'· Ce n'c-.t pa~ .-\ngr, c·e"il L'Angr qui t'-l Ir 110111 du Lyonnai,: c'e:,l t,, 110111 cle 1: \n;::c (Ill<'portent toute•, FPs brochures, el c·e,t sou, le nom ri,• L'Ani::eqn,• ï•·n ai rl'lrn111i q11elq11e,- unes it la Bihliolht'qnc i\alionalr. Ou plnl<ll rnn Yrai n,>111e,I lrP< ~robahll'- menl l~111ge.Il ,en,hlc bien 1•n <'lfct c111ïl,Git d'origin1• all<'Hftll11I,·.Oe ,on inl1•rrog\tluin~ il n··~ulh\ ~nivant de~ nol<'~ que m'a «·0111muniqu(•,-.., \l. Clnrlèty, rp1ïl élail né il Kehl, qu'il arnit (•lé èl<'lé ft ~lnn,l!•r cl (]li il était à ,,.;z,, ans veuu à P,1ris. La Bibliolhi'que Nalioot1lc n'a pas malheun·11-<•mrnt la brochure cle 170:l, crll<' que ~JichelPt a ,ur et où L',\nge rxpo,ail lnnt son ,ysl~me pour assurer • la féliciti· publique •· Elle n'e,t pas uou 11lu, clans les bibliolhèque, lyonnai-es, mais )1. Charlùty ne désespère puiul de la lrouv,,r dans les colleclions privées. Ce serait une 1,rande bonne rortune pnur l'histoire du socialbme et de la démocratie. ~lais il en e,i,te un br,•r ri·-umé dans un catalogue bibliographique. )!ichele~ l'a-t-il eue réellc,ucrnt en mains? On en JJ"urrait douter à voir l'erreur qu'il cômmct sur le nom de L'An1,e : JJeut-t'tre est-ce par la lraùition qu'il a él6 a,erti de la propagande "sociétaire• quo•L'Ange fai~ait à Lyon 1•n 1ï93, à une date Olt Fourier lui-même, tlg(· d•' vingt-un ans, s'y était élauli. )lais ce qui est tout il fait remarqual.>le, el c,· rp,i re,sorl avec éclat des brochures ùe I,'Ange que j'ai pu l'lu!licr. c'est qu'il n'a pas attendu les grandes commotions d'idée, !le 1ï9:3 pour afllrnwr d'abonl une pen-ée ,ocialbte, et pour la précioer cu,uite en <i(•s forme~ lout,·s voi,iucs du fo11ri,ri:;111c.Oo 1,00 à i,02 sa propa~and<' ,'('[pnrl et ,·a11i111P,et ainsi, c'est par des nœuds mulliplPs que la 1,..n,ée fomil•risle se ratta,·he au, moments divers de la llé,·olulion. li y a dans la pensée de L'Ange trois mouvements succe,sils correspondant à des crises politiques et sociales de la Hôvolulion. D'abord, c'est la contradiction entre la Déclaration des l)roits de l'homme et le SJstème électoral oligarchique et ccusilaire étal>li par la Constituante qui ré101le sa conscience et qui l'induit à poser en termes hardis le proulème de la propriété. En second lieu, la crise universelle des prix et ries subsistance,, 1'1ilident désordre du mercantili-me, qui va s'aggravant du prrntemp, à l'automne cle 1792, le con- •luisenl à préciser un plan d'organi•ation nouvcl1e et d'universelle association cJ,,,liné surtout à pourvoir à l'approvisionnement du pays. EnOn, en 1i93, ~ous l'artion de la grande crise lyonnai.e, il élargit ~ pensée jusqu'à la refonte totale du système social. li fait paraitre il Lyon, en 1700, à l'imprmerie de Louis Cully, les P/aintn d repré,enltiliom d'un cilo!lm décr6lé pa.,si( aux ciloyms dccrélés actifs. C'olllld'un btil accent à la fois véhément et fraternel, auùacieu< et tendre.

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