lllSTOIRE SOCIALISTE 25 devanl vous comme magistrat du peuple. Cc ne sont pas des ami, du prup!P qui viennent vous raire de sembla hies propo,ilions el vous proposer un tribu na! inquisitorial. Je crois aussi avoir le <lroit <Ir parler au nom du peuple dont JP me suis montré plus d'une fois l'ami, en Mfendanl ses libertés. ~!ni- je veu, qu'on !"éclaire el non qu'on le flallr. Yous aviez fait une proclamation ; elle doit êlre suffi-ante; et si l'on ne veut pas obéir à vos <lérrels, il n'est pas nécessaire que vous en fassiez. Ce n·est pas user du droit de pétition. c·c,t en abuser que de s'arroger le droil cle vous dicter des lois. Je m'opposerai constamment à la formation d'un lrihnnal qui di,poserail arbitrairement de la vie des citoyens, et j'espère que l'As,emulée parlagera mon senlimenl à cet égard. • Choudieu allait bien loin, puisqu'il s'opposait, en cette cri~e r\lr,1ordinaire, à tout tribunal de Révolution. Yisiulement la Commune, par ses iulervenlions répétées el impérieuses, avait irrilo même les démocrates d'e,Lrè111c gauche de l'Assemblée; et c'est la Montagne qui ose la première résb:rr nettement à la Commune révolutionnaire. Un autre montagnard, Thurial, prolesla contre ces préle11lions dominalri,·e, el surtout, elTrayépour la Ré,olulion <lel'obsession de vengeance et de sang qui semblait la hanter depuis 1,· Dix Aoùt, il le rappela en quelques paroles sublimes à son haul esprit d'humanité. • JI ne faut pas que quelques hommes qui ne connaissent pas les vrai, rrinripe~, qui ne connaissent pas la loi, qui n'ont pas étudié la Constitution, ,ie11ne11lsu!Hiluer ici leur vulunlé particulière à la volonté géuér.ile. Il faul que Lous les habilanls de Pdris ,achent que nous ne devons pas concentrer tout notre inlérél dans les murs de Paris. Il faut qu'il n'y ait pas un acte du Corps législalil qui ne porte le cachet de l'inlér()l général, de l'amour de la loi. Puisque dans ce moment on cherche à vous persuader qu'il se prépare un mouvement, une nouvelle insurrection; puisque dans ce momenl où l'on devrait senlir que le besoin le plus pres,antesl celui de la réunion, on cherche encore à agiter le peuple, je demande que le Corps législatif se montre décirlé à mourir plutôt qu'à souffrir la moindre atteinte à la loi, el décrèle qu',l sera envoyé de.; commissaires dans les seclions pour les rappeler an respect de la loi. Il ne faut pas de magistrats qui cèdent à la premi~re impulsion du penple lorsqu·on le trompe. Il faul des magistrats que le feu sacré de l'amour de la I alrie embrase, qu'anime le saint re•pecl de la loi. J'aime la liberté; j'aime la fi évolution; mais s'il (allai/ un crime pour /'assurer, j'aimerais mieu.x me poignarder. Nous n'avons qu'une mrsure à prendre, c'est de nous ral/i"Pr,c'est de pré.<en/Prpartout Cmnour de la loi, l'rmwur du bienpublic. LA RÉVOLUTlO~ N'E~T P,\S !--EULEMEî''T POrR LA F'nANrE: NOl'S E~ sovm:s COMPTABLES A t'nuMANITÉ. 1L FAUT ou·u~ JOliR TOUS LES PEUPLF.S PUISSE'.\'T BÉ:'lilR LA RtvoLUTION FRANÇAISE. ·~ Admirables paroles d'un grand cœur ! C'e,t une joie el un réconfort
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