30G li IS'l'OlllE SOCL\ LISTE entr<· dcu, et trois milliard,. Or Lous cc, biens élaient sous séquestre et en régie, allendant la vènle. L,•; rèo:isseur, el fermier; <le,; biens sous séquestre devaient être dans une o:r,mdc incertitude el médiocrement disj,Osé, en faveur dé la Révolution. l!vur 1<·, r<°'gis,eurs qui avaient été les hom11,es de conOauce des seigne.ur,, cria Ya d,• soi, cl d'ailleurs beaucoup d'entre eux arnienl dü être dessaisis de leur- •;,uclions par la régie naLLonaic. Quant aux fermiers, ib ne savaient ce que 1-•urréservait ra venir proch lin. Depuis le décret adopté par la Législativ,. le ~ ;eptcmhre lî!l:} el dont les articles autori:;aienl les a<ljudicataires des lJif'nS d'émigrés à expulser le fermier en lïndemnisant, leur situation était tout à fait précaire, el mème troublante. Et les préoccupations les pins diverse:; dcvaicnl se croiser dans leur esprit. D'une part èlail il certain que la Rérnlution ,erait victorieuse? El sil, s'acquitlaienL tro~ vile aux mains d,, la régie nationale au lieu de réserver le plus possible les fermages pour les maitres absent,, 11'allaienl-ils poinL se compromettre au, yeux de ceux-ci? Et d'autre part, sïls vendaient trop l'ile leur, grains, n'allaient-il, point se dessai;ir, pour des assignats d'une valeur incerta;ne el lroul.llée, d'un bien solid•• et ,ub,lantiel qui lPur était une garantie contre les cha,:ce: maurnise~ du lendemain? Les lenteurs de la Révolution à procèJe.r à la mise en vente des Liens d"érni!(rés prolongeaient lïncerlilude des fermiers. A la fin d'octo!Jre rien n'él1il décidé (•ncore quant au mode précis de la 1enle. Le 23 octobre, Delacroh dit à la Convention: • Je demande que l'.\ssemblée décrète iuce,,amme11l lé mode <l<lJa vente iles i.Jicn, des émi 0 r~,. L..n,crva:Ie qui s·est (,coulé déjà f'nlrc le décret qui ,,r 'o:me la 1cnle de ces biens et celui qui en règlera le rnorle a rail il la fü•pul,lique un tort considéral,le. • llais la Convention hé,itail entre pl11,ieur; S)Slèmes: ou bien vendre à grand:; bloc, pour réaliser le pin, rapid,•mrnt po,,ible les ,ommes nécessaires ;1 rentrcûen de la guerre dévorante, ou Iiien venJre à pa•cclle, pour multiplier les petits propriétaires rurau,. JI résulte du rapport même de Roland que le O j1m icr encore elle n'a l'ait pa;; pris parti, et il n'y eul guère d'aboru que le mobilier qui fut mis en vente. Dan~ cet étal prolongé <l'incerlilu le, lïn,tincl des fe1·miers était de se lh rcr le moins po,sihle, de pai cr le moins pos,il.,le, de gagner du tenw,. Les rentrées provenant des revenu, des bi,•ns séquestré, sont hors depropor:ion al'ec la valt•ur de ces biens el les engag,!ments probables des fermier:;. Camu,, :, u nom <lu Comité des domai1w,, d1•clare à la Conv,'ntioci le :?', odohrc: • L, s r1'gis-r11rs dn droil d"enregistrem 0 nt ont envoyé l'étal du produit de,; re1·enus de ces biens, pendant le cours ùu mois de scptcm'ire. tl se monte à 710 :343 livres pour :.l(I départements. Ain,i, à juger les revenus de rautre moWé d'après celle base. on pourrait évaluer le produit annuel de la totalité de ces biens à 18000000 li1res. » Dix-huit million, de re\enu annuel ponr un do-
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