IIISTOJRE SOCIALISTE 303 domaine dïmporlanles dérenses ct·aménagcmenL. LaurcnL Lecoinlrc dit dans l"Opiuion el projr•t de décrrt que ï,1i déjà cité : • Les deut milliards cinq cents n,illions de biens nationau,, sur frw1urls un a /ail drpuis ,t,,u.r ,ms plus de :,0o miltiu,u de diprmes, car u.1 biens 0111éli vrndus el rect•,trlu<. démolis rn pw·tiP ri recon,1r11it-<11our 1tautrrs ltsa{Je,.:. .. » C'est donc l'inlérèl d'un capital accru q~ deYaienL relrou,rr le, nouveau, 1>roprrétaire,, cl comme ils étaient de; homrnc, de Cl!l11hinaisonet cl"aucl,"·e.ib fsq~aienl, en ne "endaol leurs grains que lenlenwnt. de tire, li' plu, )!rand parti pos,iùle des mouvements de pri\ déterminé, par la Lai,,e cl,, a"i~nals. L'l plu1iarl d'cotre eu, pouvait'nl attendre. J.s ,.-a, .iirnl arhcté que J>arce qu'ils a,aicnt des 0\'ances supérieures aux premU•res annuités e,igilJles; et quelle uclle opération cc serait de payer une partie de la terre nou,ellernent acqui,e a,·cc le pri, exceptionnellement élevé de la récolte! En tous cas, ils pouvaient allPntlreque l'.10:'ignal til un peu consolid,', el ne pas s"e,po,er par une vente trop prompte de leur marchandise à la déprédation croi»ante Ile la monnaie rte papier. Portiez, député de l'Oise. ne craint pas d indiquer, le 8 décemùre, que raisance plu,frande du cullivateur le rl'nd maître du marché, où il n'apporte plus le blé qutt l'heure choisie par lui. « Le lahoureur uénit la Jlévolulion qui l'a di-livré de la gaùclle, des dime,, de la rr,ilice, etc., elc., et il n'a,·rprille pas ses contributions. E,t-Cl' la n(•gligence de, percepteurs, J"iguorance de, contrihuablc, qu·on doit en accuser·! Jf' ne sai~, mais l'Élat souffre; lr f(•nHil'I', p'us rl.l,·,:, ne s'nu;u·,•,.,,;e JI"-' de p,1rtet au 11zarclt,', convne wu· /,- p,,s,,:, po11r réal,,.,. les fonds avec lesq11els il dr•t·flil Jlll!JN' a11trrfois les temus r/11haiÏ dP son propriét,,irr; ses écûU011ile.,,;, lr ,wn-acquittnnPnt dfls contrihution-:, la d,;ch11rqr dfs 11ncù•us imp,Jt., 1'011/ mis a11jo11r,rtwi en ,=tut d'111/Pn1it'e que le tm·re111drs bil/Pls paJriotiq1œs soit écout,=, • .\ussi Ilien, selon Isoré (Hl novembre), beaucoup de propriNai res s·alls' tiennent de pre,-cr lems fermiers : • :,.;enous dissimttlons point que ueaucoup ile propriétaires ci-de,a11t noble, pr.)tent leurs lermagp; échus, 1•our que leurs fermi,•r, ~ard ·nt plutôt des bk? que des assignats; rarislocralie bour'(eoi,e se mêle a.,,,i de -celle perfidiP: joint à cela les fermiers aisés el les propriélairés awres qui font ,aloir. » Quelle était l'étendue et quel était le sens e~act du fait allézué par lsoré'? JI est malaisé de le savoir. Y aqjt-il vraimenl Ms 1,ro1iièla1res, ci-devant nobles ou ùoorgeois aristocrates, qui ne 1n•(s,aient point leurs fermiers d'acquitter les fermages afin qùe ceux-ci ne soient pas obligés de vendre Jeurs grains? Pous-a_ient-ils la pas,ion et la corohinai-on politique, JW!qu'àsepriver momentanément eux-mêmes de leurs revenus pour aggra1er,
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