288 UISTOIHE SOCIA,LISTE i~struit des rapports commerciaux de :son age11l avec l'étranger, puisque nou:s tenions en mains des reçus de sa pari, qui consistaient en des 1 raite:; sur Londre,. :-.ous ne ce,sion;; ùe rép6Ler que Septeuil ne sera il pas assi'z in1prudenl pour se I ri,·er ùe la ressource de plusieur:s millions, quand on le pr,•,:sait chaqiie jour pour lie; pareme11ls extraordinaires, à moin qu'il n'Ptil 1•11 une répon,e Loule prêle. • Enfii;, après avoir revu cent l'ois les liasses c1ui renferment les factures el la corre.;pondance relatives à ce commerce, qui s·esl fait à partir tlu ,mois de juin 1701 jusqu'à la Hr1olulion du Dix Août), nous sommes p~rvenus à troull'r la pièce proba11le. » c·e,t l'autorisation de Louis à Septeuil que j'ai citée. Valazé grossit ùeauconp les cho,e~. ))'abord, j'ai beau lire el relirP les documents annexés à ,on rapport, je n'y lroul'C pas l'e111ploiùe plusieurs millions en opérations de co111merce. Je vois bien que le roi demande à .\l. Duruey, le 2'1 février ii\ll, une avance de deu., millions; mais rien n'indique qu'elle fût destinée à des combinaisons commerciales. C't'-l le 2 juillet 1792, que je relt'•rr les achats les plus fort,;: 090601 livres de café, et 234 Oi3 livres de sucre, le tout acheté au llavrc el à :--ante, el r,1H!di6 à Hambourg, pom y ètre consigné chez Poppe cl c;,_ li ne me paraît do11cpas que le capital con~acré p.ir l'agent ùe Louis X\'I à ces sorles d'opérations ail dépassé un million. ,\lais cùt-il été de deux ou trois, quelle influence cela 1>0uvail-ilavoir rnr la rnarchc générale des prix'? li n'y a rien là c111riessemble à un 1ilan d'accaparement, à un pacte de famine, mai:; une pro,ligieuse inron>cience, un r!il'or~e complet de la pensée du roi el de la Yie J1i1lionale. Crcuié-Latouchc e~agéra en sens inverse lorsqu'il es•aya, le 8 décemhre, de calmer l'émolion que ces pièces avaient provoquée : ,, \'ous vous souvenrz que dans le rapport de la Commission des Yingtquatre, qui vous fut fait sur Louis XVI, dans la séance du 6 novembre, on 1olh dénonça des accaparements de blo: j'en fus fort surpris, moi qui ne crois pa, aisément aux accaparements, el qui savais que Louis X\'l n'avait pu avoir ccll" année, en sa disposition, ni les finances. ni les intendants, ni les auto1·iltis, 11iles baïonnelles dont disposait son aïeul. " ~lais je rus encore surpris de voir le rapporteur nous dlioo,1cer ces accaparements, en y mêlant ses réOe.tions critiques contre la liberté du commerce des grains, sans nous expliquer Pn aucune manière comment cet accaparement s'était fait; je prévis d'avance les maux que produirait une dénonciation aussi vague. Car quand on parle ainsi publiquement d'accaparement sans en e,pliquer clairement les faits, le peuple, devenant plus inquiet el plus soupçonneux, confond loutes les opérations innocentes el même utiles avec des crimes, et ~es erreurs en ce genre ne manquent jamais d'augmenter ses propres calamité,. • Je fus obligé de me liner à mes propres conjectures sur cet accapare-
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