282 IIISTOII\I> SO(:I.\LISTE ler le pruple. O ·, dan, le même dècrr•l, il dil (article li): « L'e,portalion drs grain, 1'-l M, re moment dcf,~ndur. ••c·e,l donc que da11sla majorité de:; dtpa,-t,,mrnl,. ,•l ,anô cunleslalion aucune. le pain valait plus de 3 sous la Iil r,· J)'aille11r,, il se vcn,lnil ù JJl'U près 3 ,ous la livre avanl la ha11s:c ,l'ocl11hr,•: je aoi, donc poul'Oir conclure qu'à la fin de iï02 et iî!l:l, le pain ~• 1,,11 .ail au muin, ', ,ous la lilre da11s la plus grande partie du pa~~- Or, lil i>luparl des orateurs s11nld'accord pour dire que le travailleur français, surl'>ul le trarnilleur des cnmpagucs, conson,mc 3 livres de pain par jour. Dulriche-Yalalé dit expre--éin••nl, dans son discours du 2!1 nol'embrc: • \'·iuban ne porte la con,ommalion qu'à 3 setiers par !,)Le(et par an); ce qui ne fait p1s tout à fait':! livres de pain par jour, el si les citadin, en con,ommenl moin,, qu'ils <a0h•nl que l'habitanl de, campagnes qui e,t toujours en é11uilibre enlr,• se, furce, et scô fatigues en consomme hien rlavantage. L'cq>frience 111·, tl,•m J1Jlré que !e laboureur mangeait par jour depuis 3 livres jusqu'à :l lil res 1/1 de Jlain. » li e-l bicu 1rai que dan, ce pain lt•, habîants p1uvr', poul'aienl faire entrer du seigl •; mai,, il mnin~ ,1,! ré luire la qu1lil6 de sori pain, le citoyen fra111;aissupportaiL alors, rien que pour le pain, une charge de 12 ,011~par jour. Oarharo,n é1a!ue à :! \00 millions la valeur annuelle de la consommation "n Iain I ourles :.'5 millions ,11- l'ran~ais: c·e,l une charge de 88 franc, par l1'tc. El celte ann1•e-F1, les menu, grains, ce qu'on pourrait appeler les grains paUI res, qui au IJe,oin rcrnpl ,çaient le hlé, avaient fait déraul: • Les µluies prc-que continuelles lie l'automn •. écrit l\oland, ont beaucoup 1•1ulommaA'éles nwnus grain,, teb que le m.,ïs el le sarrazin, qui sont dans plu,ieur,; r·antnns la 1>riucipale nourriture de la clas:<e indigente du peuple. Il faut allribuer parliculièrem,,nt au di•ranl de récolte de ces menus grain,, le, deman1lt•;; considérable, d" "'cour, r1ui me sonl adressées Journl'llcment. ,, c·e-t donc ,111 hlé surtout quïl fallait recourir; cl on voit qu'au cours du pain d~ froment chaque tr,naill!'ur, ou Hier ou p,ysan, selon quïl consom111·11t :? li1re, rJu :l lilres dl' pain par jour, élait ol,ligé de dépen~er, rien que pour le pai11, enlre 8 et. 12 sou, par jour; c'est-à-dire au moins un lier, du ;alaire l't souvPnL h moilié. Je n'enlre pas en ce moment dans l'élu If' ,J,., ,alair1•, ,ous ln l\rrnhttion; jf' nw borne à m:1rquer par quelques etemples, comhien, par rapport aui ~.11lircs, Ir prh du pain était à celle rlale cxorhila l. Il ·a11roup dt• jnur ,ali,•r, agricole, 111•gai:naienl pa, plus ,le :!O sr1u, par jour. \ou; ayons v11 que les ouvriers du 1.J.UimPntà Paris gagnaienl 40 ,uus. JP r~lhe, ùa11, ,·e m,\rnc ra1>;1orlde l\oland, qui constate 1.. haut pri~ 1111hlé, le salaire , ,, 11uelquc, catégories d'ouv-riers d0 élitt>, payés particulirr,•menl cher. \i11,i, à la m,nufae.lurè de S,.vr~,, lu ouniers, au nomhr<' lie :!0',. ,ont r~~arti, "n six at,•li,•rs. L'atelier rle pe inlure est compose'•d'un cher 1•lde î2 ouvriers dout les appoinlemenls- annuels montent,
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