lllSTOlllE SOCIALISTE partiel des fahriques de ,ohi par drs moyen, factice,, par des commandes d'Et 1t, eut apparu, les enrôlements volontaires se multiplièrent; les sanstravail se µorl,'rl'nl au, armées, ou s'employèrent ù une des induslrics que surexcitait la guerre. Ainsi la cri:-e fut atténuée sans doute. Et pourtant, le profond malaise du peuple va contribuer ù coup sùr à l'explosion prochaine de la rholle l)·onnabe, tournée bientôt en contre-révolution. La Révolution arnil été favorisée par l'activité économique générale du pays. Elle n'aurait pa, résisté sh mois, si là crise industrielle qui sévit à Lyon à la fin de 1702 s'était, dès le débul de la Ré1olution, abattue sur toute la France. Dans l'abîme de la misère et ùu chom1ge la llèvolulion aurait sombré. El la preu,c, c'est qu'à L}·on, la misère, le chômage, préparèrent les voies à la conlre-ré,olution. ~lais il n·y avait là, heureusement, qu'une détresse locale. La France dans l'ensemble restait active et prosp_ère. Roland, au Ojanvier 1,03, est ,i loin de constater ou de redouter un alfail.llis,ement général de, manufactures qu'il :;onge, au contraire, à susciter dans les campagnes l'activité industrielle. c·e,t u11eidée ancienne de Roland, el que j'ai ùéjà notée, d"aprè, ,on grand article du 1:lictionuaire Panckoucke, qua11dj'ai fait le tableau de l'étal économique de la Frnnce en 1789. Roland rêve de marier lïndu:;trie au travail agricole. • Quant à moi, écrit-il à la Cunvenlion à propos des ateliers de charité, je ne pense pas qu'il soit convenable de rejeter elclushcment le, manufactures dans les 1illes; à la bonne heure pour celles d'industrie perfectionnée et où le, arts du goùt dominent; mai:; il n'en est pas de même des autres. « 1° li est peut-être contraire aux principes de l'égali lé de vouloir con,erYer entre le:; villes el les campa'(nes celle différence de travaux qui met toute lïndustrie, les arts, les lumières d'un côté, el réduit l'autre aux simples travaux de la glèbe; • 2° li est contraire à la nature du commerce d'oppo,er, même indirectement, des ol.l:;taclesà ce qu'il établisse ses ateliers partout où il trouve profil à le faire; • a• Le matériel des manufactures est l'emploi des matières premières, elle, ne sy emploient pas sans déchet. Employer ces matières sur les lieux, èJJar1,nerùes frais de transport, c·est une économie. • Ajoutn-y celle de la main-d'œuvre qui, à raison de la seule iHfférence des mumrs et des besoins de la vie journalière, sera toujour, moins coûteuse dans les campagne;. • L'économie est la base de la prospérité des ma nu factures puisqu'elle règle le prh ùes marchandises, et décide àu sort de la concurrence avec les fabriques étrangères. Je crois donc qu'il faut consulter les localités pour y déterminer tel ou tel genre de trnrnux et que les campagnes sont très propre, pour la préparation des mat1e·res... Les ,mages où les filatures de laine, de coton, où leur emploi en draps, toiles, où la fabrique de_s rubans, etc., se sont introduits, sonl
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