Jean Jaurès - La Convention I

262 !IISTUlltE SO!:I.\LlSl'E objets manufacturé,, des produit, de son incluslrie; du reste, Roland luimême caractérise e,ccllemrncnl cc mouvement économique : « Les traits caracléri,li•iue, rrmarqués dans cet expo;é sont: approvisio1111P>ncnctson.idérables dt· qrain, ri f,u-ines à l'étranger; diminution importante dans nos achats en ,m,rchandise.<fabriquées et ôuvraqées; ventes abondantes, dan.<les marclu's rw·opéem, de nos étoffes de soie et soieries en général, de nos ba/i,tes, dentelles, drapn·ies et de nos vins; diminution dans le débit de nos cau,-de-1ie, el des quantités de denrées <les lie, françaises d'Amérique. Quant à la valeur des marchandises, partout au~mentation arnntageuse en définitive pour la France, qui, pour solder 22ï millions d'achats, a !ivré pour 3S2 millions de march.rndises, ce qui lui procure, pour le premier semestre de,1792, un excédent de 1:;;s million~. C0 t e,ctdent sera réalisé postérieurement par les puissances étrangère,, soit en marchandi,es, soit en argent. ,. Ainsi Holand, au moment où il parle, le !l jan1ier 1i03, et où il fait l'analy;c d'un passé récent, n'indique pas que, depuis, aucun signe de fléchis,emenl ait apparu. La France r,'volutionnaire à la fin de ii0Z et au commencement de 1i03 se sentait en pleine force économi,1ue. Les relations avec les colonies étaient muins bon11es, par l'e[el naturel des troubles de Saint-Domingue; nuis ici même, s'il y a1·ail diminution de trafic, il n'y avait pas dcsaslre. « Les liaisons coloniales de la France, dans les temps ordinaires, consistent en une ma:,se annuelle d'exportation de France de 157 niillions, soit pour les îles françaises de l'Amérique, soit pour les côtes d'Afrique. Le premier seme,tre de 1702 n'ofüe qu·un total d'e1peditiyn de 23 million•, malgré le surhaussement ùans le prix des marchandises; cl celle diminution porte sur les farines, les vins, les chairs el poissons salés, el les toileries, tous articles f rm1nl la La,e ordin ire de nos car3ai•o,1,. Ln diff,'renre ,i'e,t pas aus-i con,iùcraule sur la Yaleur des retours qui, aunéc moyenne. ét«ient ùe :!(MJ millions et qui, s'élèvPnt, pour le [)remier seme•tre de 1i02, it 163 milliuns; mais le haut pri, des denrées fait disparaitre dans l'évaluation le <iéfi<'it<lans les quantité,. • La phrase obscure et entortillée de Roland signifie qu'une moindre qua11tité de marchandi,es que d'habitude a été importée des colonies en France : mais ce déficit dans la quantité a été couvert par la hausse exlrao~<linaire des pri,. En fait, il a été plus que couvert puisque l'importation de, colonies s'élevait en moyenne à :WOmillions par an, c·esl-à-dire à 100 million; par ,eme,tre, et qu'elle a alleint clans le premier semestre de ii!J~. 103 millions. )!ème dans les relation,; avec les colonies il y a clone, à lïmporlalion, accroissement des ,alcurs sinon des quantités. Et quand Holancl constat•• ,•nsuile que J'actil'ité de notre marine marchande n'a point fléchi dan,; l" pl'emier semestre de 1i02, il ne témoigne par aucun mol que des renseignements défavorables lui soient parvenus sur le mouvement du

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