16 lllS'l'OlllE SûCIA LISTE chrétienne, el organisait en mCme tcmJH la ùcftJnse nationale, pendant qu·e11efaisait forger des piques, appelait les ouniers el les femmea à préparer les tentes du camp sous Paris, pendant qu'elle rél'O!utionnail rorgani- ,alion militaire en brisant les bataillons de la garde naliouale el en fai~anl de la seclion tout entière armée l'uuité de combat, el qu'elle décidait pour caractériser la ncvolulion du üix Aoùt qu·apr~s les mots: ran IV de la liberté on ajouterait: l'an l de l'i•galité, bien di's animo:ilés s'accumulairnl contre elle, et bien des méfiances. Le maire l'ction souffrait en sa vanité immense du rôlcassez piteux quïl avait joué au Dix Aoùl. )!1, sous clef par la Commune rérnlulionnaire qui, en affectant de le protéger, rarnil annihilé, il ,enlail bien dt•puis quïl n'avait plus qu'une autorité nominale. c·esl Houespierre qui, par son influence à la Comrnnue, élail le ,•érilahle maire de Pari~. El Pélion ne paraissait plus que rarement au Conseil général de la Commune où rnn amour-propre ne pouvait plus s'épanouir. li se rapprochait peu à peu de la Gironde. Celle-ci supporlailavec une impatience crobsanle le pouvoir dela Commune. Ellen'osail pas frapper encore, mais elle attendait que la première popularité effervescente de la Commune révolutionnaire fûl tombée. )!~me les ~lontagnards de la Légblalivc, mt•mc les hommes commeChoudieu el 'l'huriol commençaient à être indisposés par les allures parfois dictatoriales de la Commune de Paris. Si l'on ajoute à cela l'inquiétude répandue par des arrestations qui n·étaieol pas toutes l(·gilimcs, el lïrrilation des commerçant, g 'ués clans leurs affaires par les arrêts sur les passeports cl par l'étroite clôture ,le Paris, on comprendra qu'une sourde opposition contre la Commune gran lissait. Ei1trc elle el L\ss2muléJ légis!alive le conflit était immincu!. Fu,ieslc désaccord! Car c'est à ce tiraillement secret de tous les pouvoirs, c'c,tà celle sorte d'anarchie, c·e,l à ce dèf,1ul de concert entre la Commune el la Législative qu'il faut imputer ces terribles massacres de septembre qui ont si longuement ému contre la füholution la sensibilité des hommes. L1 question qui après le DixAoût pa,sionnail le plus le peuple était celle-ci: Comment seront punis les meurtriers du peuple de Paris, les conspirateurs cl les traîtres? Les fédérés, les révolulionnair~s des faubourgs, en marchant au Dix .\oûl contre les 'l'nileries, « contre Coulcntz, » avaient la haute conscience de leur droit. C'c,t pour la patt'ie, c'est pour la liberté quïls se levaient, et toute ré,islance du roi parjure élail un crime. Or à ce crime il semblait que se fût joint le guet-apens; el c'est au moment oü le peuple croyait, sans effusion de ~ang, entrer au Chilleau qu'il fut décimé par la décharge des Suisses. Le plan de la contre - révolution lui apparut effroyable el diabolique : laisser passer le peuple cl le prendre entre deux feux, celui de la garnison du chiltcau et celui de la garde nationale formée derrière les colonnes d'assaut. D~ là contre les Suisses el leurs olliciers, contre l'état-major de la garde nationale, une haine mortelle, et qui demandait du
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