210 HISTOIRE SOCIALISTI, qni 11,., jour, de pr,··,i,lenrr. on·•f:-nirt'mu!lii,lie lPs <l(•damations impnut, 11tes. on dira•l qu'il oublit• qu'il y a un i11lcrt'l de premier ordre à maintenir la neutralile dr L\nµ-lelcrre, à nr pa, irriter ses craintes ou son orgu,•il. li révond ,Il"• délègui·s anglais : « l.t, nmhres de P~m. de llamprlrn, de Sid'.ley, planent sur vos lHPs; ri , 111, r/,J11/ril approcltr le 11101111•111 où drs Franrnis iront féliciter la Co11r1•111,,,11 tfl/wwtl1• dt• la Grnude-Brelagne. • Parotr~ inquiétantes el frivoles, qui t•urcnl au Parlement anglais un redoutable (•chu. Quelques jours a· rè~, en u,w ri•pon,e fer ile et mi·ditée aux sociétés de ~hcffleld el de Belfast, il dit au, Anglai,; amis de la llérnlulion: •Ah! si jamais on attente à votre liberté, parlct! l'l nos phalangrs victorieuses sur les riles de l'Escaut, du Hhin, clu \'ar et de !'hère, /m11chiro111 ,,. Pas-de-Calai.~ pour rote,· à votre di/nlSe •· Annoncer le débarquement clc la fü:,olulion, quelle faute, el quelle méconnai,,ance du cararlèrr anglais! Le vin gro,sier de la victoire alourdissaitdi-jà l'enthou-iasme de la liberté. Lr Hl no,·cmlJre. presque sans débats, la Com·enlion renrl un décret qui l'eùt engagé• clan~ une gurrre mortelle contre toutes les forces conserrntrices de l'univers; et tou, les partis, Brissot, Laréveillère-Lépeau,, Hühl, Sergent concourent au décret: • La Convention nationale ùéclare, au nom de la nali0n française, qu'elle accordrra fraternité el secours à tous les peuples qui rnudront rrcom rcr leur librrté, el charge le pouvoir exécutif de donner aux générnux les ordres nécessair!'s pour porter secours à ces peuples, et déf,·ndn• les citoyens qui auraient été vexés, ou qui pourraient l'être pour la cau<e de la liherté. ~ "La Convention nationale décrète que le pouvoir exécutif donnera ordre am géncraux de la République française de faire imprimer et proclam·•r le décret pr,·•cédent, en diverses langurs, dans toutes les contrées quïls par ·vurront a,ec les armées de la H~publique. " Bris.ot critiqua dans son journal la « généralité du décret qui serait riùiculP si !"esprit même du décret ne le restreignait pas •· ~lais il n'avait 111, o,é le comhtllre devant ta Convention; ·il en a,·ait simplement demandé le renvoi au Comité pour r1•1laclion. Au fond du dccret, il y avait des guerres inexpiables et le despotisme militaire. Comment conduire cette guerre unhersclle de la liberté sans tout JiYrer auA gènérau,? CommPnt la soutenir sans lever des tributs suries peuples 111êmesque ron prétend délivrer, et sans propager ainsi non l'indépendance mai~ la haine? Déjà Condorct'l, commentant le 20 novembre, le décret du iO. écrit : « La France, en se déclar,inl l'alliée el le soutien de tous les peuples opprimés, en , er,ant ses trésors et le sang de ses citoyens pour eux, aura ,a,,_, doute quelques récla111a/io11sà leur adre,ser quand elle aura asmré leur i11dépe11da11cen les délir,·a11t du joug de roppre»io11',; il sera juste de
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