Il ISTOIRF. SOCIALIST!, tle la nalion française, elle a vu !"empire de la nlison s'étendre, s'a!îermir, et promettre aux hommes verlueux, en assurant le bonheur de Jeurs semhlahles, que leurs travaux ne resteraiPnt pas sans récompense. « D'innombrables sociilll's du 1,1"111P genrP SP forment acluellement dan., . foutes les parties de t'Anglrte,.,.e. ,A111ila11dissemPnls.) Tous les esprits en reçoivent une impulsion générale qui les porte it ,onder les abus du ~ouvernement... D'après les exemples que la France a donnés. le, ré,•olutions vont devenir faciles; la raison va faire de rapides progrès, et il ne ,erait l'as l'\traorclinaire ,i, dans un intervalle beaucoup moins long que nous n'o,erion, le prédire, il arrivait du con linent des adre,ses de félicitations à une Com·1•11ti1111 natio,wle en Anglclerre. » Ce n·est pas à une demi-Révolution, c·esl à la Révolution entière, c·e,t à la Hépublique que les sociétés anglaises enrnient leur sympathie. La lettre de la Société constilulionnelle de Londres lue le même jour, :!S ne\\emhre, débute ainsi : « Jlandataires d'un peuple sou\'eraio, el bienfaiteurs de !'Pspc'·ce humaine, nous nous trouvons heureux qne la Révolution franraise ait acquis un degré de perfeclion qui nous permette de i·ous donner ces titres ... Les époques successives de votre régénéra lion politique ont toutes ajou/i ,,11elq11r chose au triomphe de la libnté. Et la glorieusr, victoire du 10 août a l'Jlfin préparé les voies à une Comtitution qui, nous l'espérons de vos lumière-, sera fondée sur les bases de la nature et de la raiso11. » Et en une image un peu pompeuse, mais d'un $ens exacl, ils cararlérisent l'efficacité toute nouvelle de la Révolutiou française : « Les éLincelle, de liherté qui s'étaient conservées en .\nglelerre pendant plusieurs siècles parPilles aux lueurs de l'aurore boréale, ne servirent qu'à rendre visible au reste de l'Europe l'obscurité qui le couvrail. Une lumière plus vive, image de la véritable aurore, jaillit du sein des républiques américaines; mais son éloignement l'empêchait d'éclairer notre hémisphère; il fallait, si la sagc,se de nolre langue nous permet ct·a.,hc,·cr ce parallèle, il fallait que, rayonnante de tous les feux du soleil au milieu de rn Cour, la Révolution françabtl déployAL soudain au centre rie l'Europe Je résullal pratique des principes que la philosophie avait semés. • La République démocratique de France, ce n'esL pas en elfet une lueur pâle, ce n'est pas non plus une vive mais lointaine aurore; c'est la splendeur de la liberté en son midi, r,,yonnanl tout droit sur l'Europe. Les délégués de la Société de Londres annoncèren l pour terminer, au milieu des acclamations enthousiaste•, qu'elle envoyait • i.000 1,air.•s <le souliers, pour olfrir en don patriotique aux soldats de la liberlé ». Vraiment il semble que la llévolution déborde; mais il semble aussi que la Convention r.ommence à perdre l'équilibre, qu'elle ne garde ni le ,angfroid, ni la mesure. Elle ri,que de 8e laisser entrainer à une lutte épuisante cl inégale contre toutes les forces conservatrices de l'univers. Pendant se,
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