Jean Jaurès - La Convention I

111S1'01RE SOGL\ LISTE Jnil fr tr in-.;1, ,t•r rl,111:-. le morte ré\'ulutiou11,1irc les so11\cnir~ lJrHlautsde 1':uwien rf:;inw : « .Jnmai-..,rlit•il, jP n'ai ?'ll /f'.'i so/dat.'i n111n1utrPr : les r/0111/, , / /,i joi,• nur,11"111 (flil prnu!rr tr camp lerriblr p,,11r w1 di• re, Cf/111/",J,, 1drriv111rroir Ir {11.rr de< roi< rr1<snn/Jlflit a11IN(Oi< drs a111,1111a lrs t·nr :,,;,,,, nt,\, 11our l'u111u,.env•nt dr lrur.,; 1noi/.·P'i'\fl.'i ou dr lrur .;,enfant.,;,. » .\tl\ Jacohins fut pour ainsi dire ~cell~l' l'alliance de Dumouriez et dr D1·Ion r.·,,,t it la ,(•anrr 1!11 Il) o~tohre, que Danton lui-même pri•,i,lait : "Citoyen-, frt'r1•s et am',. clil le g(·néral, vous avez commcnci• une grande époque: w,u, avez déchiré l'ancienne hi-toire rie France, qui n'offrait que le tahlean ,lu de-[)olbmr : une nou,clle , 1re dale de celle fü'volution qui a électrist' no, armée,. qui nou, a clonné le couraf;C nécc,~airc pour rcpou~ser de, for,·cs ~up,•rienre, . .\'011, nr ,o,mlles point fatigués : les [)Pines, la mi· s~rc. la 1;i;m ne nous épou\'antcnt pas; nou, sommes plus coura3cux que jam •i-, nau, rentions au, de,polcs ce quïb ont voulu nous donner. D'ici à la fin 1lu mrii,, j'espère avoir soixante mille hommes pour allaquer les rois el sauver _le; peurh's dr, l,1lyrJnnie. • El Danton l'a,Ioµta pul,liqucmonl par cc·s Cortes paroles: • Lor-que La Fa)'clle. lor,,,uc cc , il eunuque de la Rcw,lulion prit h fuite, vous sen Iles d,-jil bien la ll(•publique en ne clé,c•spéranl [)a, clc son rnlul; ,·ous rallÎ,\les nos frères; voth avez rlepuis conser1·é avec habileté celte station qui a ruiné l'ennemi, el vous aYCzùirn mérité de votre patrie. Une plus belle carrière encore vous c,t ouv~rtc. Que !a pique du peuple brise le sceptre ries rois, el que les couronnes tomlll'nl Ir ant ce bonnet rouge dont la Répuhlique vous a honoré. Heve111·1.Cn'nritc par ni nous, et ,·otrc nom figurera dan, le, plu, belles pages cle notre histoire. • Quel était, à celle heure, le,iien clc Dumouriez et de D111ton?C'est d'abor,l la communauté d'épreuve H cle gloire: tous les deux, l'un au centre du gouvernement, l'autre dans les armées, ils avaient porté le péril de la patrie. Tous les 1lcux ils triomphaient avec elle. )lai- il y arnit entre eux une entente plus subtile. Tous les deux, quoique a,er de, origines toutes di!Térenles et des tempi-raments contraire,, ils excellaient à comhin•·r le grand sens populaire avec la finesse diplomatique. Dumouriez avait clcs plans très mesurés cl très nets. Comme nous l'avons vu, il voulait isoler la )laison d'Autriche. li ne voulait donc ni pousser la Prusse à bout, ni (,énéraliser la guerre cl livrer l'assaut à tous les trônes au nom de la Rh·olulion. L'Autriche vaincue, la Prusse immobilisée par un traité de paix, la République ne courait plus aur,un danger, elle était peu à peu reconnue oCOciellemenl par tous les gouvernements et tous les peuples. El son seul exemple sufflsail, sans violence, sans guerre, à propager parloul l'idée dl' liherlf', à encourager les a~piralions populaires cl le~ partis de réformes. Ces pensées nettes, précises el sages, DurnourieJ espérail les réali!er oar la

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