18,l HISTOIRE socr.~ LISTE sion avait duré quatre jour,, qu'au bout de cc temps Dumouriez n'avait pas parlé de capituler; qu'on ignorait quel parti prendrait le duc de Brunswick: ciue la po,ilion de Dumouriez est inattaquable; que les vivres sont très difficile,; qu'it son départ, l'orclre étail donné de renvoyer tous les équipa,::es el qu'on cro.,ait que le duc allaquerait de tous les côtés en m0me temps.» :-(nées incertaines rt flollantrs où s'enveloppent d'abord les grands désastres. Seul, de Breteuil, l'éternel niai,, n'est effleuré encore craucun pressentiment. - Le 3, mercredi; lettre du baron de Breteuil du :!8 : • )lande du 25 au soir, qu'il allendait il tout moment des nolllelles de la capitulation (de DumomiezJ » - 0 subtil défenseur de la monarchie! Enfin, ,oici la grande nomelle trbtc, qu'on pressentait sans se ré;oudre à ~croire: « Le soir, à minuit, un courrier de lord Elgin apporta la nouvelle que, li' 1" orlobre, l'armée I russienne et autrichienne s'était retirée snr Grandpré, lt,on disait, de là à \'erclnn. C'Pst un offirier; il dit que l'armée c,t abimée par les fatigues, le manque lie tout et les malaùirs: que ne ,oyant arriver aucun de leurs con1ois, la peur d'être entouré commençait à se répandre; que les Fran~ais fairnient bonne co:.tenance; qu'ils ne cessaient de faire rles batteries; qu'on aYait tiré beaucoup sur eux sans qu'ils eussent répondu, ni cessé de lraYailler; que les sentinelles s'étaient moquées des Prussiens quand ils sont partis; que les J,ahilanls sont détestables, qu'ils ne donnent rien. même lrs paysans, aux voyageur~.,. Et de \'<'rdun, le 2 octobre, Breteuil qui commence à comprendre, écrit il Frrscn : • Yous sa,·ez el J,arlagez tous les malheurs que la marche r,·trogratle des armées cumule sm nous clans le moment où nous eroyions avoir tout à espèrer. » De Sainte-~lenrbould, « le 1" octobre 1702. l'an l" clc l..iRépublique», Dumouriez adrcs,e au ministre de la gurrr<' qni la transmet à la Convention, une lettre qui c;t un cri clr triomphe : « Ennn, mon cher Servan, ce que j'ai calculé, arrangé et pré lit rla11s toutes mes lettres est arril•é. LPS Prussiens sont en pkinc I etraitc. Le brave Beurnonlille, qu'on a lnptisé l'Aj,n français, leur a pris, depuis deux jour,, plus de 400 hommes, plus ùe GOc!Hriots et plus de 200 chernux. • D'apri·s tous les rapports des prisonniers cl des déserteurs, cette armée est (·puisée p,ir la famine, la fatigue, le flux de saug. L'ennemi décampe toutes les nuits, ne fdit qu'une ou deux lieues pour couvrit' ses bagages et sa gros.;e arlillcrie. Je l'iens rie renforcer Beurnonville, qui a plus de 20,000 hommes, el qui ne les làchera pas qu'il n'ait ache1é de les exterminer. Dès aujourd'hui, je me joins à lui de ma prrsonne pour finir celle affaire. • Lrs commissaires cle la Convention à l'armée: Carra, Silleri·, Prieur, exallt•rcnt Dumouriez dans leur rapport; ils rlégagèrent le sens des opérations : ,, Le général Dumouriez, par les savantes manœuvres qu'il a faites et les
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