Jean Jaurès - La Convention I

111::iTOII\E SOCI.\LISTg ai,raire. c·csl il ~lomoro quïl r,•pon,1 de façon directe lor,quïl u'firme que Ioules Je, proprii·lt'.... tnriloriaks aussi bien qu'induslrit•lle,, doi\·enl être élernell,•menl ,a11\P.::1rdée-. JI enlevait donc ainsi à la Gironde louteraisun rie rraindr~. tout p1l'11•,tt' de rlt'•nonccr 11la l'ranrc c!!rayéci les agitateur, 1•1 le~ « anarchbtc·s • il,• Pari-. El cet app~l indirect mai, pres,anl à la GirondP, J)a•iton le lui ndres,ait rnns blesser !Jer,onne; il qualifiait simplement les motions lémér,rires d'e.tag~ration du patriotisme. La ConYenlion, à l'unanimité absolue, ratifia les propositions de Danton. « L1Conw11lion nationale déclare: i•Qu'il ne peul y avoirdeCon,tilution qu e celle qui csl acet•plée par le peuple; 2" Que les personnes el les proprié t(s sont ,ou, la samegarde de la nation. • lei, il y a des sociali•les qui s'écrient: Yoilà bien le caractère bourgeo:, de la llé,·olulion ! Yoilà bien son esprit de cla•se ! A peine est-elle réunie rn pleine tourmente intérieure el extérieure, à quoi pen-e-L-elle? .\ quoi pe u-e Danlun, ,on in,Jliraleur le plus véhémenl • A défendre la propriété, à la pro• clamer éternelle. Avant même d'JIJolir-la royaulé, arnnl mème d"appeler t ous les citoyens contre l'e111·ahi,seur, qui n·a Ias e11corPcommenc,' ,on mou vrmenl de retraite, c•e~l la hourgeoï.ie po-,édante que l'on r,issure: c·est la ,1c rosainlc propriété qu'on élève au-de,su, des murmures du pPuple atra m(•, au-,l!'s,;us dts ,irissiludc< de l'bi,to:re, an-des-us dt>sLemp~elclo•sflot-. c ·e,t là le premier acte, la première partie de la Convenlion; c'est le fond de ,nu àme qui se découvre dès le premier jour. Grands bourgeois peul-être, mai, bourgeois. )lai, qui donc a soule nu le conlrair,• ·? QuPI esl le soci.,liste. s'il e,t fül,.,le à la méthode bblorique, qui reprochera a la Convention de n·a,oir pas 1,rorlamé l'icléal communl-le cl prolétarien, avant que les co11dilion, écono mique, cl inlclle.-Luelles en fussent réalisées? Qui lui reprochera de J1'c 11oir i,a, é~arè la Convention à la suite des pensées si incertaine,- et même si ro trwrade, de ~lomoro? Le dernir des conventionnels était de défendre, de sau,er la sociélo noU\elle qui s·arnrmail par la Ré\Olution : ce n'était pas d"anliciper ,ur une Révolution nouvrlle dont nul à celle heure n·avail la f, rmule, el qu"aucune clas"e n'èlail prêle à porter. A rellc date, toute menace à la propriété ét1it réactionnaire : elle ne pouvait que servir les ennemis de la Révolulio11, ~ ans OU\ rir un ordre nouveau. Il ne 8'a~i•,nil point d'une tran~rormalion communiste 1lt• la propril'l<\ nni~ de je ne :;ais quel partage incohérent ou qut'I pillage anarchique et J.:rO,sier. lion, la Cunvenlion, en mellant la propriclé sous la protection de la 1 nation, ne faisait point acte d't'g-o!,me hourgcoi,. Une cla•~e n'est égoNle que lur;o11i"ellcsopp~•P, ,Jan• ,on inll'rH rlroil, à ra,·èncment d"une rormP ,oc iale nouvelle, p1 éparée par le mouvemrnl ù.,, chose~ el par le travail des esprits. ~lais quand, en dchor, des formes tic propriéli·s con,tiluécs el qui se dégag ent

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