10 li ISTOIR E SOC! ALI STL, et imprimeur, de 1011te, les feuilles « anliciviques •; elle dislribu(• entre le, imp1·ime11rspatriotes leurs presses, leurs caractères el leurs instruments. Et ,•lie ordonne au rlirt•ctenr des postes d'épurer son administration de Lous les employés qui ne sonl pas " clans Ir sens de la Révolulio11 » afin qu'aucune trahison des bureaux ne laisse passer el s'infiltrer aux YCines de la nation Ir poison contre-révolutionnaire. C'était hardi; car pour la première fois la Révolution portail atteinte à la " liherlédc la pre,sc », qu'elle avail jusque-lit si énergiquement dél'cndue. ~lais l'ennemi élail aux frontières, cl la trahison était au rœur de la patrie. La Révolution prorlamail en réalité l'étal tir siège contre les envahi,seurs et contre les traîlrrs. Trè, hahilement, en cetacle au- <lacieu,. la Commune se fit c:rnvrir par l'As,emblée législativ(•: 011du moins, en lui communiquant ces arrôlé,; vigoureux, elle l'y associa. Lf\onaril Uourtlon, il la tête d'une députation de la Commune de l'JrÎ$, dit à l'As,rmh!,·c. 1,, 1:!: • Lrs journaux incendiaires, ,l'après Ir, mesures qu'a prises la Communr. n'empoisonneront plus ni la capilalr, ni les départements. Leurs pre"r' ('( leurs caractères ,cront rmployés à servir la Ré,otulion. » Le Président girondin Gcnsonné lui répond il: " J,',\s;emhléc nationale entend avec plaisir les mesures que vous avez prises pour la tranquil11t<' <le Paris, et pou,· emp,)clie,· la communication qui r,'rnlte,·ait dtt venin d, x jo11rna11x ari<tocratiques; elle vo11.~rngage à rontitt!ler votre .su,·vcillance. • Ainsi, la Gironde elle-même con~acrait it cc moment ce qu'on peut appeler la« dictature impersonnelle• du peuple révolutionnaire de Paris. La Commune faisait arrêter le m,•me jour Adrien Duport, Dupont dr Nemours, Lachenaye, Rulhière (le père de l'historien), San,on-Dupcrron, juge tle paix de la scclion 11aucons,'il, Cappy, ol'llcier de paix, Borie, ancien officier municipal, et Ir président de la Grangc-Balrlière. Scellé,; sont appo,é, sur leurs papiers et sur les papier,; du bureaurrntral des jugesde paix, presque tous suspects d'attaches à la Cour rl ,le fcnillanlisme. JI ne suffisait pas d'arrêter les journaux ennemis. Il fallait empêcher qu'aucun courrier, qu'aucun citoyen allât allumer la guerre civile en dénaturant les événements, en calomniant Paris. La Commune ferm 1, pour ainsi dire, les portes de Paris; elle immobilisa dans la grande ville rovolulionnaire toutes les forcesdeconlre-révolulion qui, de tous les points de France, avaient afflué vers le roi, ,•ers le cMteau de Coblentz, comme les f6dérés appelaient les Tuileries. Défense fut donc faite d'accorder aucuns passeports, excepté aux personnes chargées d'approvisionner la , ille de Paris, ou qui porteraient des décrets de l'Assemblée nationale. Injonclio11saux propriétaires et logrurs de faire la déclaration des étrangers qui habitent chez eux, aul Comité de leur section, qui en fera passer la liste dan5 les vingt-quatre heures. li est décidé que des commissaires se lran,porteronl dans les environs de Paris, à quatre lieues il la ronde, pour sïnlormer des personnes qui demeurent dans celle partie extérieure de la capitale.
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