6 IIJSTOl!lll SOCIALIS'rG patriotes et si Ir pruplr /r, survf'illr orrc .sollicitude, je regarderai le salut public comme a,wrt', fr dormirai s111l·es dru;,; oreille<et je ne ,·rprr11rlrai111 plume que pour travaitlN à la 1·e/011tede la Constitution. El de !ail. qudlr autre l:lchc me resterait à remplir? Je faisais la guerre au~ mandataire, infidi'lcs du reuple, au, traîlrcs à la pairie, aux fonctionnaires pré,aricateurs, au, machinateur,, aux fripons de Lous les g<'rucs; mais les ~cdt'\rah "'f' cach<•nt pour ne plus se montrer, ou pour sr montrer citoyens paisiblt'~ el soumis au, lois. C'est lout cc que je pouvais désirer. • El puis, ne ,iens-je pas de \'Oir l'accomplissement clemes prédictions que l'é,èncmenl n'avait pas encore justifiées? J'ai prédit à )follié guïl serait la fable des nations et la bNe noire du peuple quand mon flacon d'encrr serait usé; le voilit à sa fin. « J'ai prédit à Bailly qu'il serait pendu: on vient d'en pendre le buste avec celui du sieur ~ollié; si on n'a pas_trouvé l'ori::rinal pour le mellre à la place du portrait, ce n·e,t pas ma faute; il n'a,ail qu'à paraîlre en public, ,on affaire était faite. " J'ai prédit il y a un an que la race des Capcts serait détrônée ; la \'Oilà bien près d'en dcscrndre. » C'est le cri de triomphe el de défii:ili\'C , ictoire; mais soudain voici de nou\'rau le cri d'alarme : « An reste, trcmblon, de nous endormir, ,oyons sùrsque les contre-révolutionnaires se ras-cmhlrnt. Craignons que )lotlié ne ramène son armée contre nous; craif;nons que tous les régiments allemands <'l rnisscs royalistes ne nous , iennenl bloquer. Déjà les hauteurs adjacentes devraient lllre occupées par la garde parisienne. Déjà les mt111icipalité, du roiaumc devraient avoir reçu l'ordre d'e,pédier des courriers sur ton, les mouvements de troupes qui pourrairnl s'approcher de la capitale. DéJàlou, i.,s corps administratifs prostitués it la Cour auraient dù êlre destitués. Déjà J,,s•i t ministres devraient ~lre aux fers. Déjà lrs membres contre-ré\'olulio1111aires de l'Assemblée, les Lam eth, Dumas, Vaublanc, Pastoret, D11bayet,devraient Nrc arrêtés. Es1 i·rons que nos commissaires p:irisiens ne s'endormiront pas. >, Ainsi )larat, si abattu quelques jotm a\'anl le Dix Août qu'il rnulail fuir comme on quille une partie perdue, a maintenant pleine confiance. Pour la premiilre fois peut-illre depuis le commencement de la Révolution il ,•cril d'hommes in\'estis d'un mandat public : « Ils marchent à merveillr. » Et il s'imagine, avec qn naïf orgueil, qu'ils ne font qu'applic1uer les plans qu'il a con~us. li oublie qu'entre les e.\écutions à froid qu'il a sotnent el ,yslémaliqucmcnt 'proposées et l'e!Tenescence du Dix Août il n'y a aucun rapport. )lais il est nai c1ueson influence sur la Commune révolutionnaire e~l grande. Celle-ci a la , igueur, la décision, la rapidité d'action que Marat n'allendail plus des pouvoirs populaires trop dispersés et tirai_llés. D'abord la Commune se défend contre toute restriction légale. L'Assem-
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