HISTOinE SOCI.\.LISTE 120 ------------- le bul de ces perturbateurs/ - De calomnier le peuple, et d"eloigncr du -éJour de Paris les députés qui se rendenl de toutes les parties de la France pour la Convention nationale. :\'os ennemis pourraienl-ils prendre une marche plus favorable à leurs desseins? - ;,;on, sans doute; au-si soyez bien convaincus que ces ennemis ont parmi nous des agents qui, sous les dehors hypocriles du patriotbme, vonl allumant partout Je flamblau de la guerre civile. • El tout cela pour une rumeur inconsistante que lejl)urnal girondin surtout a rail propagée el que Pélion accrédite! Voici des entreprises ù'escroq ueric qui rele,aienl simplement de la police. Des filous, e1p!oilanl le palriuli,111~.se rcvètaienl d'écharpes municipales pour aller frauduleusemenl qu,'tcr dans Jps maisons au profit des soldats. Ils réquisilionnaien l les bijou, el allêren t ju,qu'à les arracher de ror~c au, femme, qui les portaient. Cr vulgaire Lrigan,lage devient pour la Gironde une partie du plan formé par les • agitat,•urs •· • Il n'était pas difficile de prévoir, dit le journal de JJrbsol, que du mâssacre on irail au pillage. Aujourd·hui des brigands couraient les rues, arrad1anla1n p~ssanls leur, montre,, leurs 1oucleô, tous leur, uijou,, ,ous le préle.<le ile contribuer aux frais de la guerre; mais le JJeuple sur lequel on ne manque jamai, de rejeter ces crime,, le peuple qu'on e-p~re en vain conve1tir en une horùe de cannibales, le peuple a arrùlè ce, mallititeur, ! • La vérité est que la garde nationale, déùonlée, surmenée, ne suffisait pas au ,enice de la police ordinaire. Elle garda négligemmenl le garde-meub!e, el des voleurs, l'escaladant la nuit, enle1èrenl des bijou,. c·est un fait dilers sensationnel, Je le veux bien, mais c'e,l un fait ùi rers. Écoulez le journal de Brissot ( ii septembre): • Le brigandage qu·on arnit commencé dans les rnes de P,tris, il y a quelques jours, n'était qu'un essai par lequel on voulail marcher à la dc1aslalion des propriétés nationales et au, ,arglanlcs pro-criplions. Celle ville immense renferme maintenant une roule de scélérats avides de san 0 et de butin, au~ ordres de quelques furieu, qui méùileul la ruine de l'État, parce c1u'il:;sa,ent bien qu'ils ne peu1enl régner que sur des ruines. Le ministre de 11ulèrieur a annoncé que celle nuit des urigauds out escaladé le, mun, ùu garde-meuble; les porles ont été forcées, les elîels ont élô pillés; l'on a enJe,è tous les bijou~. Quelques-uns des voleurs ont été arrêtés : et peut-êlrc remontera-t-on par eux à la source de ce vol, qui lient à une grande mad,inalio11el à la silualion acluelle de Paris. Hier dans la tribune de l'.is~emlilée électorale, on déclama contre le pou,oir e,éculif, on parla de loi agraire, etc.• Ainsi tout est machiné; les vols les plus c,plicables ne sont que l'e,éculion d'un plan m}Slérieux de boulevcr5emenl total conduil dans J'ombre par les ennemis de la Gironde. Roland inlenienl pour dramatb,·r encore; c'est l'étranger qui a fait le coup, ou quelque per,onnage masqué qui rémunère aiusi ses séides et marche sans doute à la dictature par ces moyens de roman.
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