11ISTOll1E SOCIALISTE 121 nu, pour tr,tllr,•, à la patrie, des hommes pcr1cr,, J"écume de l'A~srmbli'·c con,tituanle cl ile J".\,,cmhléc actuelle. Qui croirailqu·au nombre de:; clc'pulb ~e lrC>tnent ch•,;)laloul'l, des Rabaul, des Thourct, de, Target, de, Pa<:torP.t, clr, Condorrrt, des Dumolard, des Du Ca,lel, de, Yer1:niaurl, des Guadet, des L~croix, de, Bri--ot? l\laral ~e trompait pour plu,ieur, dt>ceux-là, pour :Ualouel, Thourel, Target, Paslorel, Dumolarù, qui ne fttrt·nl p,i- élu;.) « Fmnç,,;,, qu·a11c11de;-vo11sd'hommrs de celle tre111pr?Ils acl,h•eronl dr tout perdrr, si le prtil nombrr de d,'feme11rs du 11e11pleapw·t,:«i lr.s co1,1lmt1rr 11·0111 le desm< et nr parl'inme11t à les r'craser. Si ro11, 11r lrs c11!"Ï- ,·01111r=d'11nnombre11x a11ditoire, si vom ne les drpo11illr= d11111/irntrm(11111·,tr.lïnviolabilité, si vous ne les lit'rc= au 9lafre de la justirr 1w1ntlairr di, ti11stm,t qu'il, t•irndront à 11w1u111n·û lc11rsdri-oir., ab11"·r de t'G/rr co11- /ia11reet traltir la patrie, c·enest fait de vo11sp ow· toujow·s. Gardr;-1·011sdr. p.111rrr la Com·ention 11ationaledans l'air pesliféré d11.lfa11i{Jedes Tuilrrie.,. l'rfflare;-lui un local asse:;t:aste pour rececoil· /roi.< mille citoyens dans les tdlnmes, parfaitement à découvert, et absolument sans {Jardes, de manière 111rle< diputés soirnt sans cr.su sous la main du peuple et n'ayant janwi, d"autre s1wt·e{Jardeque leur cfrimie et leur rertu. S,rns cela, c'c,l en ,ain que mus aurez mis vos dernières espérances dans la Con1ention nationale. LfS traitres qui ont appelé le, ennemi, de la liberté, retranchés dans leur antre sous le canon des contre-rél'Olutionnaires, insulteraient au peuple en Lrahi,-anl ses droil5, et continueraient, comme leurs prédécesseurs, à traiter de brigands les patriotes indignés qui s'etTorcera ient de les rappeler au dcYoir. • Ainsi Marat proclame que la majorité de la Comention csl • brissotine •• el il n'attend plus le salut de la Rérnluliun que de la force du peuple fai,ant Yiolence à la Convention. En demandant que celle-ci soit sans garde,, pour être toujours sous la main du peuple, il fournil à la Gironde le prétc,tc dont elle a besoin pour appeler à Paris une garde départementale. La Gironde aurait pu dédaiqn•r ces col~re, alor, tout à fait impuissantes. Mais elle aussi avait formé le dessein funeste d'écraser ses ri vaux. Erreur mortelle I car ce n'est poinl pour cela que la France l'a,ail nom mue. Entre la France el la Gironde il y avait un malentendu. La France n'avait pas donné sa confiance it la Gironde, mais à la Révolution dont la Gironde lui apparai,saitalors comme la garJienne. A me,ure que les Girondins découvriront plus nettement leur pa;sion de domination exclusive, une sorte de stupeur allrislée se produira chez ceux-là mêmes qui les ont élus. Mais les Girondins, étourdis et gri,;és, atTolés de haine contre Robespierre, exaspérés contre Paris qui les a,·ait rrjetés, convaincus d'ailleurs qu'ils entraineraient aisément à leur suite toute la France dépulementale, formèrent le plan d'en finir avec leurs ennemis. S'ils aYaient eu plus de largeur d'esprit el de cœur, s'il;; avaient laissé tomber, ,ans en
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