Jean Jaurès - La Convention I

ll!STOIH" SOCIALISTE par leurs journaux lrè;, influl•nb encore,parune currrspondance lrè, ète111lue, suscilaienl ou appuyaient ou com!Jattaienl les candidature,. Le journal d,• Brissot suit les élections jour par jour el a,cc une attention 1>as,io1111i•e. Dès le ü septembre, il commence il pu!Jlier les résultats: il dil d,in, son numéro du ï: • On n'a point encore de 11ou\ellcs de, déparlenwnh du )li,Ji: on espère voir parmi lrs député,, les hommes qui ont si !Jicn ù,·fenùu la liberté; les calomnies ,omies contre eux par dïnfàmcs crapauds; n'alléreronl vas san, doute l'estime du public. • li complète, il l'occasion, les listes de candidat,- dressées par la Gironde: « Xous avons omis, écrit-il le û septembre, de placer dan, la liste de ces candidats un de ces hommes qui a le plus de litres pour concourir à l'e,éculion d'une constitution philosophique; c'est P. Bonn,·!'ill,·, au leur de plu,ieurs écrit, phil0sophiques et politiques. Jr li• reco111mand1·.Ul'lout au r éfrcleur, des dt'µarte111r111s. il n'a aucun lit,·e pou,· les intriqf/11/, de Paris. :'lous recommandons pour la mème raison le palriolc f\(-al. • Le 10 septembre, la Giroudc consirlère la ,icloire comme certaine, elle se croit a,surée d'une majorité qui ne sera ni frnillanliue ni robc,pierrisle. Le Patriotr Français écril: • On commence à concc1oir ici le, plus hautes espérances de la prochaine assemblce d'après les !Jons choix faits dans les déparlemrnts. • El il note a\CC complaisance les élections nn1lliples de I lusieurs girondins, notamment de ceux qui dirigent les journaux du parti. .\. l'exlrèmegauche, llobe,pierre seul est élu deux fois; à Paris, el dans son départ,•- ment d'origine, le Pas-de-Calais. Danton, ~larat, ne sonlclus qu'il Paris. Au conlraire, les journalistes girondins béuéficienl d'élections multiples qui attestent la popularité el l'influence de leurs feuilles. Gorsas est élu dans l'Orne el en Seine-et-Oise; Drissol est élu rlans l'Eure, le Loiret Pl l'Eure-NLoir; Condorcet esl élu dans l'Aisne el dans la Gironde. Carra est élu en Saône-el-Loire, dans les Bouches-du-Rhone, dans la Charente, l'Eure, le Loiret-Cher, l'Orne, la Somme. Le Girondin qui ·a donné au drapeau rouge son symbolisme révolutionnaire a eu, comme on Yoil, une heure de large popularité. Ainsi la Gironde ne craignait pas, pendant la période électorale, ùe faire allusion aux luttes aiguës qui commentaient à déchirer la llovolulion. Elle mellail les électeurs des départements en garde contre les calomnies des • brigands », c'est-il-dire des amis de Robespierre cl des émissaires dt• la Commune. Elle n'hésitait pas il opposer les départements à Paris. )lais je répète que dans les départements, ces bruits de guerre entre ré\olulionnaires ne trouvaient encore qu'un écho léger. Les électeurs soule16s au-dessus d'eui-mêmes par la grandeur des événements el du péril, se demandaient surtout quel gouveroemenl ils donneraient à la patl'ie, quels o!J,lacle,

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