HISTOIRE SOCIALISTE 807 la France en él.al d'êlre gourernée; el attendons, pour discuter à qui sera le minisLèr~. quïl y ail un roi, Toul retardement à cet égard e~l un mal si !\'rarnl que pour peu qu'il se prolonge il sera sans remède. Est-il vrai que l'archiduchesse dit hautement que l'empereur ne donnera ni hommes ni argent el, pui:;que le roi est coulent de la Con,LituLion, qu'on serait fou de courir des ri,ques pour la changer! Gare à elle I Rn élablis;ant ce princip~-là, elle pourra bien se faire chasser encore une fois des Pays-Bas el croyez que la contagion gagnera vile partout où le.'!souverains n'auront pas assez de caractère pour couper dans le vif dès que la gangrène les gagnera. " Ainsi, tandis que l'empereur d'Aulriche ne se d6cide nullement el cherche toute sorte de raisons pour ne pas inlervenlr en France, ta11di5 que l'Angleterre proclame sa neutralité absolue, les Cours du ~ord, Suède et Ru,sie, parlent assez haut mais agissent peu, el surtout, mettent pom condition à leur action un changement impossible dans le système de Louis XVI. Elles lui demandent de préparer le rétablissement de l'a!Jsol u tbme qui lui apparall à lui-même impraticable. Elles lui demandent enfin, de se d6counir au, yeux des Français el de marquer si bien que son acce]Jlation de la Constitution est forcée, qu'aucun Français ne pourra un instant avoir confiance en lai. C'e,t dans ce sens que le roi de Suède écril à Fersen le 11 novembre : « La con - duite équivoque de ce prince (l'empereur d'Autriche) el ses tergiversations conLinul'lles nous présageaient le parti qu'il avait pris depuis longtemps, el tout ce qu'il (ai.sait n'était que pour empt!clier les'autres 7missancesd'aqir, m leur faisant perdre du temps; mais il est vrai que la conduite l11mteusedu roi de F,·ance afavorisémerceilleusement ses p,·ojets,et, quoique nous de,ions nous allendre à des démarches fai!Jles, la conduite de la Cour de !?rance a sl'lrement passé en lticbeté et en ignominie tout ce qu'on pouYail en présumer el que le passé pou1•ait indiquer; mais ce qui est bien plus fâcheux, c'est qu'après avoir autant dégradé sa dignité il !ramille encore à mettre des entraves aux efTorts que ses frères el les puissances qui s'intéressent au sort de ce prince el au bien de la France peu vent faire pour le secou1'ir; et si la reine préfère la sujétion el le danger où elle vil à la dépendance des princes ses frères (ses beaux-frères) qu'elle parait plus redouter, quoique bien à Lori, je dois vous dire que l'impératrice (de Russie) est très mécontente de celle conduite. • Et le roi de Suède va jusqu'à traiter 11nrie-Anloinetle en suspecte qui doit donn~r par écril des gages de sa haine contre la Révolution: « Vous devez d-Oncfortement représenter à la reine, la néce,silé pour elle de donner des assuraaces par écdt qui prouvent la violence qu'on lui fait el a faile depuis qu'élle a reparu sous une apparente liberté, pour que cet écrit soit une arme contre l.es prétextes dont se servira l'empereur el forcer ce prince à pcendre seulement sur loi la honte de sa conduite qu'il tàche maintenant de tejeler sar la sienue. •
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