Jean Jaurès - La Législative : 1791-1792

ll[STOIRE SOCCALISTE 1289 Dans la soirée du 9, vers minuit, le son du tocsin, le roulement des tambours avertirent les législateurs dispersés dans Paris qu'un grand mouvement se préparait. Ils se rendirent en hâle à l'Assemblée, et à minuit la séance s'ouvrit. C'était, si je puis dire, une séance d'attente.L'Assemblée était r~solue à surveiller les événements, mais à ne pas intervenir d'une façon directe dans la lutte engagée entre le peuple el le roi. En vain les ministres, pour engager sa responsabilité, lui firent savoir qu'il était urgent de prendre des mesures pour protéger le Château et défendre la Constitution. Elle répon~il que cela regardait les autorités administratives. C'est en vain aussi que plusieurs députés proposèrent à leurs collègues dese porter auprès du roi, comme le 20 juin. Choudieu s'écria qu'à celte UV. f62. - BISTOUll SOCIA.LJ~T&. LIV. t62.

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