Jean Jaurès - La Législative : 1791-1792

12ï8 lllSTOIRE SOCIALISTE Champs Elysées; .lfarie-.TosephChénier, Devaudichat, seclio11 Poissonnière; Gamerin, ~Jauconseil; Lourdeuil, Théâlre Français; Renoma,·d, seclion du Ponceau; Debouclte-Fontaine, Hôtel de Ville; Jlfathé, Champs Elysées; Desesquelle, Quinze-Vingls; Pcwis, Observatoire; Daujon, Bondy; Fi·ançais, section de l'île; Jean-Baptiste Louvet, Palais-Royal; Anaxagoras Chaumette, Thétltre ~'rançais; Ilion, Palais-Royal; Quenot, Gobelins; Latoumelle, DonneNouvelle; Dangon, seclion des Arcis; Bernard, Montreuil; Lavaur, Profuit, Oratoire; Michel, section de la rue Beaubourg; Damas, section Beaubourg; Beaurieux, place Vendôme; Claugier, l~onlaine de Grenelle; illathis, QuatreNalions; Tallien, Place Royale; Narfec, id.; Chambon, Ualle au Blé; Goret, Sainte-Geneviève; Auzoller, Roi-de-Sicile; Gaillon, Enrants-Rouges; Alincry, Henri IV; Bodron, id.: Le Gagneur, Quatre Nations; Baud,·y, SainteGeneviève; Courtois, Gobelins; A1athieu, Thermes de Julien; Charles Janis, section des Postes; Léonard Bourdon, Gravilliers. C'élail bien comme un germe de Commune insurrectionnelle contenu encore dans une enveloppe légale. Mais déjà plusieurs scclions annonçaient nettement qu'elles étaient prêtes à rompre la légalité pour sauver la Révolulion; ou même elles la rompaient. Dès le 31 juillet la sectinn )lauconseil,' sous la sigoalure du président Lechenard et du seerélaire Bergol, envoie à tous les citoyens du déparlement de Paris une adresse d'insurreclioo. Elle leur communique l'arrèlé par lequel • considéra11tqu'il est impossible de~auver la liberté par la Constitution » elle proclame • qu'elle ne reconnait plus Louis XVI po'ur roi des Français, el déclare qu'en renouvelanl le serment si cher à son cœur de vivre el mourir libre, et d'être fidèle à la nation, elle abjure le rnrplus de ses sermenls comme surpris à la foi publique. » Le 4 aoOLla section des Gra,,illiers averlil l'Assemblée Législalive, par une députation admise à la barre, que si elle ne met pas Louis XVI à bas du trône, c'est le peuple qui l'y meltra: • Nous vous laissons encore, législaleurs, l'honneur de sauver la patrie. Mais si vous refusez de la sauver, il faudra bien que nous prenions le parli de la sauver nous-mêmes. • Ainsi la Révolulion montait. L'inlrépide Choudieu, dans les intéressants mémoires qu'a publiés Victor Barrucand, conteste l'action du Comilé des fédérés: il prétend que les afflrmalions du girondin Carra sont des vanteries. « Ce dernier a publié un certain précis hislorique, où il rend compte à sa manière des événements du iO aoOl; il y prétend môme les avoir dirigés en grande parlie avec cinq ou sixjautres pesronnages aussi insignifiants que lui, qui formaient à Charenton un soi-disant Comilé direcleur. Carra était un trop mince personnage pour avoir eu en celle journée lïnfluence qu'il s'allribue. La victoire estsurloul due aux sections de Paris, moins une, celle des Filles Saint-Thomas, aux braves fédérés, à la populalion tout entière des faubourgs Sainl-Anloine el Sainl-Marceau et aux citoyens courageux qui

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