12M HISTOIRE SOCIALISTE Franta"i, 1 pour nous, ah I quel outrage 1 Quels transports il doit exciter 1 C'est nous qu'on ose méditer De rendre à l'antique esclange 1 Quoi I des cohortes étrangères Feraient la loi dans nos foyers! Quoi 1Ces phalanges mercenaires Terrasseraienl nos fiers guerriers 1 GrandDieul par des m11ins enchainées Nos fronts sous le Joug se ploieraient! De vils despotes deviendraient Les maitres de nos destinées! Contre le vil despote du dedans aussi bien que contre les vils despotes du dehors ces paroles grondaient. C'était, dans la cilé déjà ardente, commeun torrent de feu qui arrivait. Le Comité central des fédérés élail élabli dans une salle de correspondance aux Jacobins Saint-Honoré. Il était formé de quarante-trois membres gui, depuis le commencement de juillet s'assemblaient régulièrement tous les jours. Les fédérés élaienl des hommes d'action, ils comprirent vile que seul un mouvement insurrectionnel dénouerait la crise, el ils choisirent, parmi les quarante-trois délégués du Comité central, un directoire secret de cinq membres chargé de surveiller les événements el de préparer l'aS-.saul. • Cescinq membres, dit Carra, étaient Vaugeois, grand-vicaire de l'évêque de Diois; Debesse, du département de la Drôme; Guillaume, prote seur à caen; Simon, journaliste de Strasbourg, el Galissol, de Langres. Je fus adjoint à ces cinq membres à l'instant même de la f'ormalion du directoire, et quelques jours après on y invita Fournier !'Américain, Weslermann, Riculin (de Strasbourg), Santerre; Alexandre, commandant du faubourg Saint-Marceau; Lazowski, capilaine des canonniers de Saint-Marceau; Antoine, de Melz,l'ex-conslilUant; Lagrey el Carin, électeurs de 1780. « La première séance de ce directoire se Lint dans un petit cabaret, au Soleil d'Or, rue Saint-Antoine, près la Bastille, dans la nuit du jeudi au vendredi 26 Juillet, après la fête civique donnée aux fédérés sur l'emplacement de la Bastille... • L'arrivée du bataillon marseillais donna, pour ainsi dire, le signal des hostilités; Santerre leur ayant olTertun banquet civique aux Champs-Eli·sées, il y eut à la fin du banquet collision entre les fédérés et les gardes nallonaux des Petits-Pères el des Filles-Saint-Thomas, dévoués à la royauté. C'était l'escarmouche qui annonçait la grande bataille prochaine. Le directoire Insurrectionnel se réunit à nouveau en une seconde " séance aellve • Je 4 aoQl. • Les mêmes personnes à peu près se trouvaient dans celte s6ance, el en outre Camille Dc,moulins, elle se tinl au Cadran Bku, sur le boulevard; el sur les huit heures du soir, elle se transporta dans la chambre d'Antoine
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