1258 ll!STOIIU> SOCIALISTE une 1éritalile convention nationale, la seule légitime, la seule complète, que la France aura j ,mais vue. « Les Français assemblés voudront rnns doute assurer pour jamais la liberté, le honhrur de leur pays et de l'unilers. lis réforme,ont ou il, ordonc neront à Jeurs nouveaux représentants de réformer certaines lois vraiment contraires aux principes fondamentaux de la Constitution française et de toutes les Constitutions possibles. Ces nouveaux points constitutionnels sont si simples, si conformes à lïntérêt général et à l"opinion publique, si faciles d'ailleurs à attacher à la Constitution actuelle, qu'il suffira de les proposer aux assemblées primaires, ou à la Co,"ention nationale, pour les faire univcrstil•'ment adopter. « Ct•s articles peuvent se ranger suus deux clauses : Les premiers concernent l'étendue de ce qu'on a appelé, al'ec trop de justesse, les prérogu• lives du chef du pouvoir exécutif. Il nr sera questio,i que de diminuer les rrwyens immenses de coi-ruption que la corn,ption même a accumulées. La nation entière est déjrt de cet alis; et par cela seul, ces dispositions pouvaient être déjà presque con,idérée, com,oe de véritables lois, d"après la Con,titution même, qui dit que la loi est !"expression de la volonté générale. « Les autres articles sont relatifs à la représentation nationale, dans ses rapports a,cc le sou,crain. « ..• La nation sera d'avis que, par une loi fondamentale de l'Etat, à des époc1ues déterminées et assez rapprochées pour que l'exercice de ce droit ne soit poiol illusoire, les assemblées primaires puissent porter leur jugement sur la conduite de leurs représentants, ou qu'elles puissent au moins révoquer, suivant les règles établie,, ceux qui auront abusé de leur confiance. La nation voudra encore que, lorsqu'elle sera assemblée, nulle puissance n·ose lui interdire le droit d'e,primer son vœu sur tout ce qui inté-- resse le bonheur public. « .. .Je n'ai pas besoin de dire non plus que la première opération à faire esl de renouveler les directoires, les tribunaux el les fonctionnaires publics, soupirant après le retour du despotisme, secrètement ligués avec la Cour et avec les puissances étrangères. » Voilà, à la fin de juillet, le plan politique de Uobespierre. J'ai cité le, passages principaux de ce grand programme, parce que Robespierre calëule si soigneusement tous ses mots et ménage avec tant de prudence toutes les nuances de sa pensée qu'il faut en donner le plus possible l'expression lillérale. Ses vues politiques, à ce moment, sont très supérieures à celles de la Gironde. Celle-ci en cette crise n'était qu'impuissance, et, si j'ose dire, intrigue expectanle el stupéfiée. Ilohespierre marque une issue aux événements. La Législative incc,hércnte cl usée disparaitra el une Convention nationale, élue au sulTrage univer;cl, portant en elle Ioule !"énergie nationale, réformera la Conslltu-
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