i224 lllS'l'OlllE SOCIALISTE dans les intérêts bien enlcnrlus du roi, si à l'aide de quelques rénexions d'une é1idence frappante, je ùèehirc le bandeau que l'intrigue el l'adulation ont mis sur se5 yeu~ el si je lui montre le terme où ses perfides amis s'eliorcenl de le conduire. • Verg11i,ud eapérail-il encore que son avertissement terrible ramènerait le 1oi à la névolulion? Pcul-élre; il lui en coûlail assurément de penser qu·une no ,v~llc crise révolulioniiaire, pleine d'inconnu, allait s'ouvrir: qui sait ,i, a;,rès la f.iusse laclique de; ménagements, on n'agira pas sur le roi par les grands elkls de vérité cl de terreur? • C'est au 110m du roi, s'écrie-l-il, que les princes français ont tenté de soulever contre la nation toutes les cours de l'Europe; c'est pour venger la dignité du roi que s'est conclu le traité de Pilnitz el formée l'alliance monstrueuse entre les cour;; de Vienne el de Berlin ; c'est pour défendre le roi qu·on a vu accourir en Al}cmagne, sous les drapeaux de la rébellion, les anciennes compagnie5 des gardes du corps; c'est pour venir au secours du roi que les émigrés sollicitent el ohliennenl de l'emploi dans les armées autrichiennes el s'.ipprélcnl à déchirer le sein de Id I atrie ; c'est pour joindre ces preux chevalier; de la préro;ali1·e royale que d"autres preux pleins d'honneur el de délicatesse abandonnent leur poste en présence de l'ennemi, trahissent Jeurs serments, rnlenl les caisses, tra,aillenL ù corrompre leurs rnldals, et placent ainsi leur gloi,e.dans la lâcheté, le parjure, la subornation, Je vol el les assassinats. ( Applaudi~sements des tribunes.) C'est contre la nation el l'Ass0111bléenationale seule, cl pou,· le maintien d•~la splendeur du trône que le roi de Dohéme et de Hongrie nous fait la guerre, et que le roi de Prusse marche sur nos fronli/ires; c'est au nom du roi que la liberté est allaquée cl que si l'on parvenait à la renyerser, on démembrerait bientôt l'Empire pour indemniser de leurs trais les puissances coalisées; car on conmlt lagénérosilé des rois, on sait avec quel désintéressement ils e11voienl leurs armée;; pour désoler une guerre étrangère, el jusqu'à quel point on peul croire qu'ils épuiseraient leur;; trésors pour soutenir une guerre qui rie devrait pas leur être profitable. Enfin, tous les maux qu'on s'efforce d'accumuler sur nos têtes, tous ceux que nous avons à redouter, c'est le nom seul du roi qui en est le prête, le el t., cause. « Or, je li;; dans la Constitution, chapitre Il, section 1", article 6: «Sile roi se 111cl à la tête d'une armée el en dirige les forces contre la nation, ou s'il ne s'oppose pas par un acte formel à une telle entreprise qui s'exécuterail en son nom, il sera censé avoir <jbdiqué la royauté. • Maintenant je vous demande ce qu'il raul entendre par un acte rormel d'opposition; la r,lison m•! dit que c'est l'acte d'une résistance proportionnée autant qu'il est possible au danger, el faite dans un temps ulile pour pouvoir l'éviter. c P,11e· xemple si, dans la guerre actuelle, i00,000 AuLrlchiends irigealenL ~
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