Jean Jaurès - La Législative : 1791-1792

121/, IIJSTOIRE SOCIALISTI~ morillon, le clislricl de ~rontreuil-sur-Mer, la commune de Cany, le directoire du ·ord, le district de Soissons, les citoyens aclifs de Melle, lescitoyensactif• de Saint-Fargeau, le direcloire de Tarascon-sur-Rhône, la commune de Compiègne, le districl de nocroi, la commune de Grnnville, les habitants d'An• cenis, la commune de Saint-Rémy (Boucbe,-du-Rhône), la municipalité d, Deuzc,•ille, le dislrict cl la municipalilé de Prades, la municipalil6 de La1.- da•, la commune d"Auray, le district de Lagrasse (Aude), le5 citoyennes dt! la ville de Sainl-Chamanl, la commune de Haucourt (Moselle), la commune de Bastia, de Brienne-le-Château, des citoyens de Boulogne-sur-Mer, demandenl que• le glaive des lois• frappe les factieux, f6licilent Louis XVI de son énergie, de son calme, demandent que la Conslilulion soit défendue contre les motionnaires, les libellisles, les incendiaires, dénoncent le maire de Paris, complice de l'émeute. Le mouvement de réaclion moc16rée élail assez étendu : le Ceuillanlisme semblait se ranimer soudain, comme après la journée du Champ-de-~lars il s'était affirmé. C'était une suprême chance de salut o!ferle à Louis XVI. JI aurait pu retenir ces sympathies en devenant en0n le serviteur loyal de ln Révolution el cle la France. liais au moment même où de bonne foi la bourgeoisie modérée, par peur de l'anarchie, se groupait autour de lui, au moment même où le roi assurait r.~ssemblée de sa fidélité à la Con,tilulion, les manœuvres de lrahison continuaient el la seule conclusion tirée par la reine de la Journée du 20 juin était que les armées étrangères devaient Mler leur marche. Le 23 juin, trois jours après l'invasion du cbAteau, MarieAntoinette écrivait à l'ersen : • En chiffré) : Dumouriez part demain pour l'armée de Luckner; il a promis d'in~urger le Brabant. Saint-Jluruge part aus,i pour le même objet. - (lfo claii·) : Yoilà l'élal cle, sommes que fai payées pour vous. Je vous enverrai celui de votre recette lor,qu'elle sera achevée. • Je crois avoir reçu toutes vos lettres ... Votre ami est dans le plus grand danger. Les médecins n'y connaissent plus rien. Si ,·ou~ voule1. le voir, dépêchez-1ous. Faites part de sa malheureu~e ~itualion à ses parents. J'ai fini vos alTaircs avec lui, au•si à cet égard n'ai-je nulle inqui6tude. Je vous donnerai de ses noul'elles assid0ment. • Et après avoir ainsi pressé Fersen de donner des nouvelles du grand • malade• des Tuileries à ses « parents • de Vienne, de Stockholm el de Berlin, elle adresse à Fersen, en clair el non signée, une lettre qui est comme un appel désespéré à l'invasion : « Le 26 Juin 170'2. - Je viens do recevoir rntre lettre n• 10; je m·empres~r de vous .en accuser la réception. Vous recevroz ince898tDlllent des détails rclalifs aux bi:ens do clergé dont j'ai rail aequlsllloa pour 'l'Olre eompte. Je me bornerai aujourd'hui Il Yous renseigner sur l'e placement de vos aHI•

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