IIJSTOIRE SOClALlSTI> 1105 Soot-ils dooc si iofaillibles dans leurs ju,;ements el si sages dans leurs projels, qu'il ne nous soil pas permis cl'exam.iner, s'il o·y a pis d'aulres remèdes à nos maux que le bouleversement de l'Empire? Somme•-nous donc arrivés au momenl où une !action ne dissimule plus le dessein de ren,·erserla Constitution? Déjà on a proposé sérieusement que rassemblée nationale s'érigeàl en assemblée constituante. • Un député (ill. Lasource) nous a Cail publiquement la confidence qu·on lui avait proposé de se coaliser avec une parliede l'Assemblée nationale, pour exécuter Ct! projet. Déjà, 011 ,·épèle, avec les ennemis dP ta RrvoluliM, que la Constilution ne peul exislf'I', pour se dispenser de la soutenir. Mais les auteurs de ce système ont-ils fait tout ce qui dépendait d'eu, pour la maintenir? ... L'Assemblée nationale, disent-ils, n·a pas les moyens nécessaire, pour la défen,lre. Je soutiens que l'Assemblée nationale a une pui:;•ance infinie, que la volonté générale, la force invincible de l'esprit public, qu'elle laisse tomber el relève à son gré, aplanira devant elle tou, les obstacles toutes les fois qu'elle voudra déployer Loule l'énergie el Loule la sagesse dont elle est susceplible. « C'est en vain que l'on veul séduire les esp,-its ardents et peu éclairés par l'appdt d'1111gouvernement plus libre et par le nom de république; le rmve,-se111en1de la Constitution dans ce moment ue peul qu'allumer la guerre cit-ile, qui cond11iraà l'anarchie el au despotisme. Quoi I c'est pei1da111la guerre, c·est au milieu de tant de divisions (alales. q11Pl'on vrul nous laisser tout à coup sans Constitution, sans loi I Notre loi se..a donc la volonté arbitraire d'un pelil 11ombred'hommes. Quelsera le point de ,·alliement des bons citoyens? Que/le sera la règle des opiniuns? Quelle sera la pui-sance de l'Assemblée législative? En voulant saisir celle qu'elle n'a point, elle ()erdra celle dont elle est inveslie; on l'accusera d'avoir lrahi le serment qu'elle a fail de maintenir la Conslitulion; on l'accusera d'accaparer les droits de la souveraineté; elle sera la proie el l'instrument de toules les taclions. Elle ne délibérera plus qu·au milieu des baïonnettes; elle ne fera que sanrlionner la volonté des généraux et d'un dictatem militaire. Nous verrons renouveler, au milieu de nous, les horribles scènes que présente l'histoire des nations les plus malheureuses ... • Après a,·oir été l'espéranceell'admiration de l'Europe, nous en serons la honte el le désespoir. Nous n'aurons plus le mème roi, mais nous· aurons mille tyrans; vous aurez, lout au plus, un gouvernement arislocratique, acheté au prix des plus grands désaslres et du plus pur sang des Français. Voilà le but de loules ces intrigues qui nous agilent depuis si Jonglemps ! Pour moi, voué à la haine de toules les faction, que j'ai comballues, voué à la vengeance de la Cour, à celle de tous les hypocrites amis de la liberté, étranger à tous les partis, je viens prendre acle solennellement de ma constance à repousser tous les systèmes <lésast.reuxel loules 1es manœuvres cou-
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