IIJSTOIIIE SOCIALISTE ' ' lulle décisive coutre la ro~aulé,lutte àoulr.ince contrel'étr.rnger. Il oltendail peu de, théories parfois abstraites de Robe,piene et dcs'combiuaison, politiciennes de la Gironde, beaucoup de la force spontanée du peuple qni ,c manifestait I resque chaque Jour par des adresses v6hômcnlcs à la Lé0 blativc, par drs délégations impérieuses. C'e,t sur la force réYolulionnaire des sections qu'il complait avant tout dès celle époque: c·esl celle lorcc qu'il ,ou lait animer lonl en,cmlJle el organiser, c'est elle quïl voulait, si Je puis dire, porter toute ,i,e au !:ouvcrnemenl pour ,au 1er la liberté el la patrie. Par là, nus,i, il rsp,'r,til sauYer l'ordre, qui ré<ullerail précisément de l'appel co11fia11lfait par la l\è1c,lulion au, énergies du peuple. )Jais l'action mini:;lérirlle de la GironJe, si incertaine qu'elle fût, n'était poiul sans utilité. Elle s,•rvil du moins à poser le, prohlème,. à pr~ci-er le conOil de la llévolulion et de h ro)'aulé. Les n1anœu1rcs contre- rc1olulionnnircsdcs prêtres insermenlésdevenaicnt inloli-rnbles. lis fomentaient partout des soulè1 c11;ents, cl 11•,pénalités dêcrélérs par la L(gislnlil'e sur le rapport de l'r,inçoi, de :-ieufch:llcau restaient indficacè,. L'Assrmblée, après arnir prohibé 1~ port du costume ccclé-iaslique cl - obligé ain•i les prêtres à se confondre par l'habit avec le, citoyens, aborJa enlin les grandes lois de répression. Sur L1motion de Verirniaud, la ptinr de la llé1,orlalion fut portée, le ,?.7mai, contre lou~ les pr,'·lr,·s ri:fraclaires qui rcfu,craienl le serment el provoqueraient dt•s lrouhlt,. L,t llévolulion se sentait par eux menacoe au cœur. El 1,our comprendrr sn coll•re, il wrn1 de lire les incro)'ablcs pamphlets ùi,ig~:; contre elle par Ill clcr_é faclicll\, les appel. pullLcs quïl faisait à l'étranger. Avec une sorte de c,indcur elfrayanlc, des prêtres ùèmoulr,ticnl que le dc1oir de n:mpereur d'Aulri,he èla1l d intervenir dan, le, alf,1ir,•sde France. • C'e,l la Fraue, disaient-il,, qui, au tem1,s de Cbarle,u,,gnr, a Jl"rlè le chrisliaui,me aux peuples allemands : il y auruit iui;ralilulle cl impiété de la part des peu11les allemands à ne pas rélal.Jlir en France le chri•liani.,me men,cé. • Des rassemblements de paysans f, n 1li-1uesse formaient, H dans les bois, au son des iJ1slrumeulsde musique qui, hier, fai;aicnl dau,er la Jeune,,e du village, des lmnde, armérs juraierl hai,,e éternelle à h Rholulion. Cc n'était pas ,culcmcnl Je fanali,me qu'alli:;iicnl le~ pro!lrc,: ils ai,;u:sai,,nt la cuviditè. lis inl'ilaitnt les pnpans à r,,.11,cr le,; im1,ôts substitués par la llé1olution aux innombr,1bles charges d reolcrnnces d'ancien régime el purfois ils n'hésilaienl pas i• ptêcher en elflll • 1, 1,,i ag-raire •, uon pas pour préparer !"ayènement social du lrarail el la lihérnt·oo déllnilirn de, paysans, mais dans l'ei;poir que sur les ruines de la pro;,riélé Lourgcoise r,•fleudra'ent dimes el prébendes el que de l'anarchie l'ancien régime renaitrait. J.a Gironde, par la loi de déporlllllon, frappa un grand coup; miis qu'allait faire le Roi! Corn-
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