:1172 JIIS'l'OlllE SOCIALISTE sais quel conle misérable de pislolels emportés en ma présence de la chambre d'un Jllililain•, ùans une journée à jamais mémorable, c'est que j'agis constamment d'après les lois ùlernelles de la justice, c'est que je suis incapable de ,oulenir des relations qui de,iennenl im1H11·csel d'associer mon nom à cru~ qui ne craignent pas d'apostasier la relii:ion du peuple qu'ils avaient d'abord défendue. • Voilà quelle fut ma vie. • Yoici, lle~sicurs, ce qu'elle sera désormais. « J'ai été nommé pour concourir au maintien de la Conslilulion, pour faire e,éculer les lois jurées par la nalion: ch bien, je tiendrai mes serments, Je remplirai mes devoirs, je maintiendrai cle tout mon pou,•oir la Constitution, puisque ce sera défendre loul ù la fois l'égalité, la liberté et le peuple. Celui qui m'a précédé dans les fonctions que je vais remplir a dil qu·en l'appelant au ministère le roi donnait une nouvelle preuve de son allachemenl à la Conslilution; le peuple, en me choisissant, veut aus,i fortement, au moins, la Constitution; il a donc bien secondé les intentions du roi. Puis,ionsnous avoir dit, mon prédécesseur el moi, deux éternelles vérité,; 1Les archives du monde alleslenl que Jamais un peuple lié par ses propres lois à une royauté constitutionnelle n'a rompu le premier ses serments; les nation,; ne changent ou ne modifient Jamais Jeurs gouvernements que quand l'excès de l'oppression les y contraint; la royauté con,lilulionnelle peul durer plus de siècles en France que n'en a duré la royauté despotique. • Ce ne sont pas les philosophes, eux qui ne font que des systèmes, qui ébranlent les empires; les vils Oalleurs des rois, ceux qui tyrannisent en leur nom le peuple el qui l'alîamer.l, travaillent plus silrement à faire désire.· un autre gou1crnement que tous les philanthropes qui publienl leur.; vues sur la liberté absolue. La nation française est devenue plus fière sans cesser d'être aussi généreuse. Après avoir brisé ses fers, elle a conservé la royauté ~ans la craindre, el l'a épurée sans la haîr. Que la royauté respecte un peuple chez le,1ucl de longues oppressions n'onl point délruil le penchanl à Olre confiant, qu'elle livre cllt!-m~mc à la vengeance des lois tous les conspirateurs sans exception, cl tous ces valets de conspirations qui se font donner par les rois des acomptes sur des contre-révolutions chimérique~, auxquels ils veulent ensuite recruter, si je puis ainsi parler, des partisans ù crédit. Que la royauté se montre sincèrement enfin l'amie de la liberté, sa so1werai11e; elle s'assurera une durée pareille à celle de la nation elle-même; alors on ,erra que les citoyens 11ui ne sont accu,é, d'être au delà de la Co11stitulion que par ceux mûme,; qui sonl évidemment en deçà; que ces citoyens, qurlle que soit leur théorie abstraite sur la liberté, ne cherchent point à rompre le pacte social; qu'ils ne veulenl p1s, pour un mieux idral, renverser _un ordre de choses fondé sur l'égalité, la justice el la liberté. • Oui, Messieurs, Je dois le répéter : quelles qu'aient 6t6 mes oploloo1
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