lllSTOII\E SOCI.\LIS'l'E i 17l les orages : elle ne hait pas ses défenseurs qu'elle secondera toujours dans les jour; de péril, mais elle condamne souvent leur énergie, qu'elle crùit habituellement ou déplacée ou dangereuse; c'est à celle ci:lsse de citoyen. que Je res,,ecte, lors mème qu'elle prèle une oreille trop facile au, insinuations perfides de ceu, qui cachent sous le masque de la modération l'atrocité de leurs desseins; c'e;L, dis-je, à ces citoyens, que je dois comme magistrat ùu peu,,le me r,ire bien connaitre p1r une profession de foi solennelle sur mes principl'S politiques. « L'I nnt11re m'll donnt<en pllrtaqe ifs fo1'1w'satftl,itiques et la physio1iomiP i1pre de la liberté. Exempt du 111alhe11rd'ètre né d'une tfr ces rates 1>ril'ifh1it<eç,suivant nos vieilles instilutions, et p,,,. cela même 1,rlj'q11etoujours ablilardies, j'ai conservé, en créant seul mon existence civile, 1011/Pma viyurur tu11it:e, sans crpe11da111ces<er tm seul instant, soit dr111sma 1·ir 111•frt'e,soil dans la profes,ion que j'avais embra,s•'e, d• pro,œrr que jP sat·ais allier le sa,19-froùl de la ,·aison à /,, clwfrur de l',1me et à Ill femu•té du eararlère. " Si dès les premiers jours de notre rcgéncrJlion j'ai éprou1é tou, le, bouillonnements du patriotisme, si j'ai co11senli à parallre ex,géré pour n'élre Jnm ,is faiblr, si je me suis altiré une première proscription 1,our avoir dit hautement ce qu'étaient les homme., qui rnuhient l'aire le 1,rocè, à la Révolution, pow a,oir dNcndu ceux qu'on nppelail les énergumènes de !a libe1té, c·r,tque je vis ce qu'on p •Ulail alten,lre des trallres qui prot~geaient ouvertement le, serpents de l'aristocratie. " Si j'ai élé toujours honorablement. allaché à la cause du peuple, si je n'&i pa, partagé l'opinion d'une foule de citoyens, bien intentionnés Eans doute, sur cleohommes dont la vie politique me semblait d'une 1·er•atililé bien dangereuse; si j'ai interpellé face à race, et aussi publiquement que loi·alement, quelques-uns de ces homme, qui se croyaient les pivots sur le,~uels tournait la Rérnlulion; si j'ai voulu qu'ils s'expliquassent sur ce que lll('S relations avec eu, m'arnient fail décou>rir de fallacieux clans leurs projet,, c'c,t que j'ai toujours été comaincu qu'il importait au peuple de lui faire connaitre ce qu'il de,ait craindre de pcroonnages assez habiles pour se tenir perpétuellement en situation de passer, suivant le cours des événemenls, dan;; le parti qui olfrait à leur amhilion les plus hautes destinées; c'est que j'ai cru encore qu'il était digne de moi dr m'expliquer en pré;ence de ces mômes hommes, de lem dire ma pensée tout entière, lors même c1ucJe pré• ,·oiais bien qu'ils se dédommageaient de leur silence en me rai,ant 1>eindre par leurs créatures a,ec les plus noires couleurs, et en me préparant de nouvelles persécutions. • Si, fort de ma cause, qui était celle de la nation, j'ai préfér6 les dangers d'une seconde proscription judiciaire, fondée non pa:; même sur ma participation chimérique à une pétition trop tragiquement célèbre, mais sur je ne
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