HISTOIIIE SOC! \LISTE t!G3 LE IIIX .\OCT. Cl'lle guerre, la Girondr,comme nous ravons ,u, l'a,ail clt!rl.irée ou tout au moins pré,·ipilèc clans la pensée ile dominer la roya11lt'. ~lais le mini,tère, J?ironllin n'a,ail aucun pl,1n précis, cl il s'en fanl quïl ail lraraillé sy,lémaliquemcut au ren1crscm1 nl de la II onarchi,• N à l'a,·é11rmr11t ile J;i 11,··rubliquc. 1)111r.ouri1•1..comme jr l'ai in,liqué ,1,j't, se plai-ail pl,ilôl à un élat compliqué et ambigu où ses ressources d";11lr1•s,ecl dïnlriguc avaient Ioule leur valeur. Son rêve était de ~ïm1,oscr à lou, le, r,a1·lb I ar l'érl.1l ile la ,ictoire ~ur l"Aulriche cl de jouer ensuite entr,• la lkrnlution el le roi un rôle de co111ticr où il recevrait de toutes mains. Le, llolancl, j', nl1•nùs le mini;atre rl sa femme, 11'avaienl pa, de grande, ,ucs amla ict1'c,. lloland était surtout un admini,tr.,teur tn<'liculcll\, oml,rageu,; il i-lail prt'orcupé 1!csauvegilrllcr sa dignité plt'béiennc, et la mcllail à de petite, chose,, comme de pJratlre au conseil des ministres a,cr d s ,ouliers sans loourles 11ui efîarouchaicnl tous les gardien, du prulocole. Il ap1>liquait à la ll1holulion ,es qualités et ses di'llluls llïnspPclcur des mrnufaclures, el il 11,'tardera 1ias à s'offenser de ce qi:e le mounmenl po1,ul ire, en ces lrmp, d ,•ITer1·e,,·enre, arnil clïrrégulicr. 'fr/'s sobre el de peu 11(• be•oin•, prenant son au,lérité nn pru chagrine pJur la ,,•nie forme del 1 , Prlu r~, lulionnaire, il èlait plulùl l'homnw des restriction, et clcs censure, n,oro,es que rhommc ùes imirnl-ions auclacieuse:1. Au demeurant, bien loin lie préparer la llépuhli1111e,il était plu, louché el flatté qu'il ne rnul,1it en convenir par rapr,arcntc bonhomie du roi q11i intrrrogt•ait familièrement ~es mini-.Lres :-ur l~:SaTair•\:>de lf'ur mini--lère et semblait s'y intéresser. )tm• Huland raconlt• q1t"elle Hait olilig(•c ,ie 111Pllre son mari et les aul1·1·sminhlr,·s ,,,. gar•le contre les s·•rp·i-cs ,te l:1,cn,ihililé. ~I•• l\olanù n·avHil 11a~ tic 1•lan plu.; prée,:--.C'était u11c tune ~loÏ•JllC t'l un peu mine, a,·cc des facult11s ,iv.-s cl asse1. h:iutes, ,nais de peu d'étendue. !':lie av.1it grandi dans une ram.lle fic petite b 111r:,eo:sicarti-ane où sa sensibilité ardenlc se heurtait de loute part à ,le., limites t•l à la mt'•1liocritc de la ,·ie. ~on 11ère, ag,e1. lion homme, s'ot.,il lais,,• aller il des ùésordres qui uffli. geaient et hullliliaienl sa fille. li y eul ain,i en elle, de b.. nuc heure, une habitude ùe refoulement, et c·est a,ec une granùc e,,,llntion q•i't-lle cher•·hait ùans dr~ lectures béroîques ou louclwnles, dans Plutarque el dans Housseau, une diH•r,ion et un réconfort. Elle p ,rtail toujours dans son esprit le type des hères anli11ue,, et elle avait appris de Rousseau à aimer la nature en ses mélancolies, à goùtPr « les ,·oluptés sombres• du cr~pu,cule, à contempler de ~a fenôtre des quais de de la Seine • le vaste désfrt du ciel •· Mariée de bonne heure et par raison à lloland, vieu,, Jauni et triste,
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